15/09/2016

J'ai mis la toque avec Kialatok


Depuis 2013, je suis devenue une habituée du Forum Convergences, le rendez-vous parisien de la rentrée. Conférences, intervenants pointus et prestigieux, c'est un vrai carrefour de la nouvelle économie, de l'écologie et de la solidarité. C'est ultra sérieux et professionnel, mais j'y déniche toujours un intervenant qui décoiffe ou une start up qui pétille.


Cette année, en furetant dans le salon pro, je suis tombée sur le stand de Kialatok, qui propose des ateliers cuisine du monde, qui font voyager le palais aussi bien que l'esprit. C'est ainsi qu'avec Sylvie, une journaliste blogueuse spécialisée dans l'Afrique, j'ai eu la chance d'apprendre à faire un délicieux et tonique jus de gingembre. Chez Kialatok, les ateliers cuisine ne se résument pas à une recette et à un mode opératoire. La nourriture et la fabrication d'un met sont un catalyseur d'échanges interculturels et sociaux. En apprenant à confectionner cette boisson africaine, j'ai également découvert quelques traditions de Côte d'Ivoire dont notre animatrice Afousatou est originaire... Depuis la célébration inclusive des fêtes qui dépassent les appartenances religieuses, à la conception étendue de la famille : autour des jattes desquelles je transfère le mélange de pulpe de gingembre, de jus d'ananas et de citron, pour qu'il soit filtré, je deviens la sœur de l'animatrice, qui partage avec nous les usages de son pays autour de la nourriture.




La recette du jus de gingembre. Mélanger dans un blender 50 gramme de racine de gingembre bio sans la peler, la pulpe de deux ananas et de deux citrons. Filtrer avec une passoire. Ajouter (ou non) du sucre à convenance. Le jus peut également se parfumer agréablement avec deux cuillerées à soupe d'eau de fleur d'oranger (testé et délicieux). Le mélange peut être congelé et se conserve plusieus jours au frais. Détail qui compte pour l'écolo que je suis, aucun des composants de la recette n'est gaspillé. La pulpe qui reste après le filtrage est séchée et mise en sachets pour faire des infusions ou utilisée pour gommage pour le corps (testé sur ma main). Les peaux des fruits peuvent être compostées ou données aux animaux selon la coutume ivoirienne.

Kialatok en bref. Fondée par deux diplômés d'HEC, la société basée en région parisienne existe depuis trois ans et propose aussi bien des ateliers de cuisine du monde aux particuliers, que des formations aux entreprises. On peut aussi bien se sensibiliser au handicap en cuisinant que souder son équipe professionnelle, ou encore se préparer à s'expatrier vers une autre culture en l'abordant par ce biais. Astucieux et... Gourmand.

28/08/2016

Potager urbain d'été : la récolte qui a pris son temps


Sacrée année 2016 ! Après avoir terminé juin à la nage, on boucle août sous autocuiseur en Ile de France. Et les cultures, qui en ont pris un coup au printemps, ont fini par se laisser séduire par ce soleil abondant bien que tardif.


Les haricots gravissent leur Everest. A la fin de l'été 2015, j'avais visité le Living Roof et les « urbainculteurs » du projet m'avaient gentiment offert un sac de haricots verts. J'en ai replanté quelques-uns... Et boum ! Rien à voir avec mes haricots tachetés. Ceux-là ont failli étouffer les pieds de maïs sur lesquels ils étaient censés grimper (inspiration milpa), se sont accrochés à ma bignone, puis aux branches du pommier, soit à plus de 2 mètres de haut! Echelle requise pour la récolte.

Les tomates sont les plus enchantées... du soleil qui darde leur peau. J'ai cueilli la première le 25 août, un record en la matière. L'année dernière, j'ai eu ma première tomate plus d'un mois avant. Mais, gorgées de soleil, de chaleur (et bien hydratées à la main) elles sont plus grosses et plus nombreuses en 2016. Et il suffit de les regarder rougir (ou noircir, au jaunir) les unes après les autres, pour deviner qu'elles seront particulièrement savoureuses.



Cela ne date pas de la bizzaroïde année 2016. Les concombres sont les cucurbitacés qui se plaisent le mieux dans mon jardin. Nombre de courgettes qui grandissent actuellement dans le potager d'Atalanta : 0. Nombre de potimarron : 1 et il est tout petit. Et pendant ce temps, je cueille un concombre tous les cinq jours...


Buffet ouvert aux limaces 7/7 j. Pas de photo de roquette, ni de salade dans cette petite galerie. L'explication est simple : il n'y en a pas. Peu de petits pois également. Cette année, les légumes feuilles ont rarement dépassé un diamètre d'un centimètre... Parce qu'ils ont nourri les limaces. Vous savez, celles qui se sont multipliées à l'envi au moment de certaines inondations historiques au printemps.

Et... oui, j'ai tenté les distractions habituelles, y compris les fameuses granules. Mais cela n'a pas suffi. Elles m'ont même bouffé un plant de courgette quasi entièrement. Je sais, elles ont leur place dans l'écosystème, tant que cette place ne devient pas... envahissante. Je me demande si les jardiniers pourraient faire un procès aux limaces pour « abus de position dominante », un titre que j'ai lu dans la presse et qui concernait un certain moteur de recherche. Je rigole évidemment: Pas d'avocats chez les limaces, juste un appétit d'ogresses.

14/08/2016

Petites ou grandes, les sportives ne comptent pas pour des prunes

La condition de la femme est au cœur du changement de société auquel nous faisons face actuellement. Et le sport est l'un des univers où les inégalités sont encore les plus flagrantes dans les pays occidentaux. C'est l'une des raisons pour lesquelles que je vous avais parlé du livre Le sport, dernier bastion du sexisme signé par Fabienne Broucaret, lors de sa sortie en 2012.

Avec A vos baskets, la journaliste a repris la plume cette année en traitant son sujet fétiche, le sport féminin. Mais sous un autre angle. Contrairement au constat sévère du premier ouvrage, ce tour de France, ainsi qu'il est annoncé, met en avant de nombreuses initiatives publiques ou privées, en faveur du développement ou de la mise en avant du sport du sport au féminin.

On revisite évidemment quelques stéréotypes, abord inégal de la pratique du sport entre filles et garçons, choix de la discipline influencé par le genre, présence toujours faible des femmes dans les rangs des journalistes couvrant cette matière et... traitement médiatique encore déséquilibré. Mais l'ensemble a un petit air de renouveau qui donne non seulement l'envie de chausser ses baskets, mais souffle un véritable vent d'espoir. C'est le genre de bouquin que le petit Colibris que je suis en tant que citoyenne, apprécie forcément. Et qui constitue une lecture estivale pertinente, alors que les Jeux olympiques de Rio occupent de devant de l'actualité pendant une quinzaine de jours. J'espère que beaucoup de dirigeants du monde sportif français s'y plongeront.

Certains des thèmes abordés, comme le sport vecteur de confiance en elles pour les filles -qu'il s'agisse d'une pratique récréative ou de haut niveau- m'ont particulièrement touchée. En tant que journaliste, j'ai couvert le sport pendant 25 ans et rencontré un paquet de championnes, comme celles qu'évoque Fabienne Broucaret dans son ouvrage, mais aussi sur son blog, Sportissima. Toutes ces championnes ont été pour moi une source d'admiration et d'inspiration, au point qu'en devenant écrivaine, le personnage principal d'Arcadia, ma série de romans jeunesse est une jeune sportive. Comme la lecture d'A vos baskets, j'espère que ma petite Vanessa donnera envie aux filles de faire du sport, et que celui-ci boostera leur confiance en elle.

01/08/2016

J'ai planté pour l'opération "1 blog 1 arbre"


Quand j'ai reçu le message de Juliette, de moins c'est mieux, pour me proposer de participer à son opération 1 blog 1 arbre, j'ai tout de suite adhéré. Mais pour planter un arbre de façon effective, c'est plus compliqué. OK, j'ai la chance de vivre en pavillon, mais celui-ci se trouve dans une zone urbaine et mon jardin est petit. Après réflexion je me suis dit que la meilleure contribution possible à cette belle initiative, était de favoriser la descendance non pas d'un, mais de deux de mes chers arbres fruitiers : mon cerisier et mon abricotier, qui me donnent chaque année généreusement des kilos de fruits.


J'ai donc planté trois noyaux de mon cerisier dans un petit pot, pour multiplier les chances. Et pour pouvoir mieux le protéger et l'aider à grandir, j'ai mis dans un autre pot, l'un des petits abricotiers qui se développent de temps à autre sous les branches de leur papa... Mais qui résistent rarement aux intempéries.

Et voilà! Vous connaissez  la signification du joli badge qui est apparu dans la colonne de droite des Vergers. Et maintenant, je vais regarder pousser mes arbrisseaux et les soigner avec amour.



24/07/2016

C'est reparti pour la saponification à froid


Quand je vois les photos de savons DIY sur certains blogs, ça me fait toujours super envie.
C'est grâce à une blogo-copine que j'avais tâté pour la première fois de saponification à froid. Et il me grillait de recommencer. Seul bémol: manipuler la soude, bof, very bof. Autant, mélanger des huiles végétales avec des hydrolats pour réaliser de belles émulsions, je trouve ça ludique. Autant essayer de ne rien cramer (ni moi ni la maison) en jouant au joyeux petit chimiste, hum...
Mais quand même, tous ces beaux savons... C'est tentant.


Lorsqu'une copine blogueuse-journaliste (mais pas dans le domaine des savons) m'a titillé sur le sujet, que je me suis dit à deux on divise les bêtises potentielles par quatre, alors allons-y! Et c'est ainsi que nous avons réalisé chacune notre petite recette, en nous inspirant largement de la fiche saponification à froid d'Aromazone.
Pour ma part, j'ai choisi une base d'huile d'olive, avec de l'huile d'amande douce en surgras à 9% (réduction de soude calculée sur Aromazone) un oxyde bleu mélangé avec un peu de poudre de spiruline pour obtenir un joli vert. Et j'ai rajouté un petit mélange d'huiles essentielles de basilic tropical, cèdre et petitgrain.
Pour le moule, nous avions découpé un côté de deux briques de lait végétaux Nous y avons coulé une partie de nos pâtes respectives (de couleur rose, façon fraise écrasée pour Sylvie). Mais nous avions également de jolis moules pour des formes plus esthétiques et originales. Les résultats sont très satisfaisants. Après une cure de cinq semaines, nous avons essayé nos savons et une chose est certaine: nous allons poursuivre nos expérimentations!


Cinq conseils pour démarrer facilement
-Lire avec (grande) attention un ou des modes opératoires complets comme celui d'Aromazone et regarder quelques vidéos, plus faciles à assimiler que l'écrit.
-Suivre la procédure indiquée. Exemple concret, les gants et les lunettes, ce n'est pas pour faire joli. La soude, c'est dangereux.
-Quand c'est possible, fabriquer ces premiers savons avec une personne déjà expérimentée. ça évite d'être un peu (beaucoup) fébrile et de risquer de faire des bêtises.
- Pour les premières fabrications, utiliser de la soude liquide plutôt que solide, plus facile à manipuler.
-Ne pas lésiner sur les huiles essentielles. Pour obtenir des savons avec une odeur agréable, il faut miser sur 1% à 3% de la totalité de la formule.


(Crédit photos: Sylvie et Atalanta)

03/07/2016

J'ai (re)découvert les textiles lavables au festival zéro waste


Il y a les mouchoirs en papiers, le papier toilette, mais aussi les rouleaux de papiers essuie-tout dans la cuisine, les cotons démaquillants, les protections hygiéniques et je ne vous parle pas des couches évidemment... Nos vies quotidiennes sont une longue suite d'utilisation unique+ direction poubelle d'une foule de petits objets qui enflent nos déchets, polluent la planète et épuisent ses ressources naturelles. Mais la bonne nouvelle est que maintenant, il y a des alternatives et... Non, ce n'est pas si galère que ça.



Le Jeudi 30 juin, j'ai profité de l'une des conférences après Demain de Cyril Dion, co-réalisateur du film éponyme pour aller fureter au cabaret sauvage à l'occasion de la première la première édition du festival zéro waste. Je suis passée sans pouvoir m'attarder à côté d'un atelier autour du compostage... OK, je pratique déjà depuis 15 ans, mais il y a toujours moyen d'apprendre de nouveaux trucs, non ? Puis, j'ai bravé la foule agglutinée autour de la petite boutique des objets zéro déchets. Une idée top et très courue que cette boutique éphémère, parce qu'il est trop rare de trouver réunis autant d'objets liés au zéro déchet et la consommation responsable : shampoings et déodorants solides sans emballages, moon cup et bien évidemment tout l'arsenal des textiles lavables qui remplacent le jetable.

Toutes ces alternatives m'avaient intriguée et comme je n'en connaissais qu'une partie, j'ai rejoint l'un des ateliers sur les textiles sanitaires animés par ApiNapi, site qui vend des produits mais accompagne également collectivités et parents vers des pratiques plus écologiques, saines et durables.
L'animatrice nous présente un grand choix de couches. OK, je n'ai pas d'enfants, donc les couches ne sont pas le domaine où je suis la plus calée. Mais je trouve quand même que des solutions sont proposées pour différentes situations, nuit, jours, change complet, culotte séparée.

Lorsque l'on passe aux autres textiles, je tend l'oreille. J'utilise depuis deux ans des carrés de nettoyage lavables en bambou qui sont top et j'ai déjà offert à des copines qui se maquillent (contrairement à moi), des carrés démaquillants. Mais la découverte du jour pour moi sont les grandes lingettes en coton. Je ne connaissais pas ce format, le textile est agréable au toucher et d'après l'animatrice, il sèche super vite. C'est l'alternative que je cherchais aux incontournables rouleaux de papiers jetable que l'on trouve dans nos cuisines. Bingo.

17/06/2016

Chroniques printanières d'un potager amphibie


L'année 2016 et plus particulièrement son printemps engendrent...Comment dire... des conditions particulières pour cultiver en Ile de France... Et dans pas mal d'autres régions.


Au printemps 2015, après des travaux "permaculturels", mon potager s'épanouissait sous les rayons du soleil ressemblait à ceci.



Un an plus tard, et après que l'Ile de France ait été transformée en cité lacustre, mon potager ressemble à cela.



C'est peut-être mieux qu'il y a quinze jours, où il n'y avait rien du tout, parce que le potager était encore coincé .


Et là.


Oui, pas évident de planter avec une pelle dans une main et un parapluie dans l'autre si l'on est pas une pieuvre. Mais peut-être qu'il me manque juste un peu d'ADN de batracien pour trouver ça génial.

En attendant, je commence à en avoir assez de compter les feuilles des quatre petits poivrons que j'ai réussi à faire pousser dont se bâfrent les limaces chaque nuit. Cette semaine, dans ma petite serre, j'en ai trouvé une limace d'une dizaine de centimètres. Elle avait eu la bonne idée de trépasser avant ma visite. Je me demande à quoi ressemblerait ma serre si je ne pratiquais pas une intensive lutte anti limaces.

Bon et à part ça, j'ai planté six sortes de tomates: San Francisco Fog, cerises noires, stupice, ananas, black prince et cherokee purple. Je ne sais plus trop à quelle espèce appartient chaque plant, vu que la pluie a rincé les inscriptions à la craie sur toutes les petites ardoises que j'avais disposées... OK, c'était à prévoir. Je n'ai plus qu'à attendre que les tomates apparaissent pour les reconnaître. Enfin, si j'ai la chance d'en avoir avant que le mildiou attaque, alléché par la mousson ambiante. J'ai aussi planté des haricots, du maïs, des petits pois (qui ne sont pas encore sortis), des courgettes (dont certaines ont échappé à la décapitation par les limaces), des concombres (que les limaces adorent), de la roquette (que j'adore parce que les limaces n'aiment pas).


Je ne désespère pas parce que...
-L'été ne commence officiellement que dans trois jours.
-Jusqu'ici, je n'ai pas croisé de grenouilles en allant inspecter mon jardin
-Je nage très bien, j'ai même passé mon brevet 25 mètres brasse le jour de mes 5 ans. Ok, c'était il y a très longtemps, mais la mémoire musculaire est fidèle.