19/12/2013

Une bouche au chocolat pour Noël

Les fêtes approchent et ma petite usine de cosmétiques maison tourne à bloc. Les baumes à lèvres sont à l'honneur, chocolat au lait (nature) et chocolat noir (coloré). Pour tous les goûts mais toujours gourmands, avec du beurre de cacao, du miel, mais également des extraits aromatiques de caramel et de vanille. On sort les bols et cuillères ?

Recette (pour 30 g)
Cire d'abeille 5g
Cire de jasmin 1 g
Beurre de cacao 11 g
Huile d'amande douce 6 g
Huile de germe de blé 4 g
Miel 3 g
10 gouttes d'extrait aromatique de vanille
5 gouttes d'extrait aromatique de caramel
5 gouttes de vitamine E

Mode opératoire
Mettre les cires, le beurre de cacao, les huiles et le miel dans un bol.
Faire chauffer au bain marie. Quand tout est bien fondu, sortir du feu et rajouter les extraits aromatique et la vitamine E. Remettre brièvement au bain marie pour que la préparation soit bien homogène. Verser avec précaution dans les containers choisis. Laisser refroidir avant de mettre au frigo pour une meilleure conservation.
Les débutantes ont le droit à un petit passage gratuit par la cosméto maison mode d'emploi et son deuxième volet pour se familiariser avec les bases.

15/12/2013

C'est bio, c'est local, c'est engagé, c'est Yuman

Il y a quelques semaines, une Colibri-copine (oui Nadège, encore toi) me lance : « j'ai un copain qui ouvre un restau bio, on va l'essayer ensemble ?». Comme je suis une vilaine fille, je ne l'ai pas attendue et j'ai été faire une petite pause déjeuner avec une autre écolo-blogueuse. Mais comme il m'arrive aussi d'être une bonne copine, je suis retournée au Yuman avec Nadège et deux autres top nanas, pour une soirée papotages comme on les aime. Et la petite conversation que j'ai eue à cette occasion, discuter avec Gilles le gérant fondateur de l'établissement, a jeté une autre lumière sur ce lieu original, intriguant et au joli potentiel. On s'y sent tellement bien qu'on a failli louper le dernier métro. Allez, parce que c'est vous, je vous emmène aussi faire un tour.


Le lieu. Parti d'un rien dans un quartier en pleine transformation, le Yuman est ouvert depuis le 21 novembre. Quand on passe la porte, on sait déjà qu'on va aller se poser au fond de la salle, là où il y a les coussins trop cosy. Entre béton brut, bois et lumière, la déco a été réalisée par Mickaël Malapert, qui a matérialisé la vision du créateur de l'établissement, Gilles Teissier. Au sous-sol une table d'hôte avec vue sur une cuisine a été dressée. Et au milieu de la table (en planches de récup), un arbre déploie ses branches jusqu'à l'étage supérieur et on peut y déposer un livre qu'on a aimé.


L'assiette. Je croyais que ma soupe de brocolis était imbattable. Mais après avoir lapé celle d'Amandine Geers, je vais peut-être essayer de lui chiper sa recette. La mousse au chocolat est un peu corsée pour moi mais les cacao-puristes ne pourront plus s'en passer. Et les végétariens comme les intolérants au gluten trouveront également leur bonheur au Yuman.  "Tout est préparé sur place", précise le maître des lieux, facilement surpris en train de découper un jambon de pays.

L'homme derrière le projet. Gilles a bossé dans l'industrie pharmaceutique, jusqu'à ce que son activité soit "en décalage avec ce que je ressentais". Gilles a beaucoup bourlingué. Gilles a vécu à l'étranger. Gilles connaît l'Indonésie, le Maroc, le Mozambique... Entre autres. Mais le globe trotter avait envie d'autre chose, comme d'"encourager une consommation éclairée". Son expérience de la restauration se limitait à un passage dans un restaurant londonien à 17 ans, mais il a planché deux ans sur le projet du Yuman et il est impliqué à 200% dans son « restaurant éclairé ». Franchissez le seuil du Yuman et soyez assuré qu'il viendra vous accueillir avec un sourire aussi engageant que sincère, ainsi qu'une myriade de détails sur les différents mets qu'il vous propose.


L'esprit. Jaune comme la lumière. C'est ainsi que le concepteur voit son restaurant. D'où le logo qui exale ses rayons autour du Y (pour la génération). Yuman, c'est évidemment parce que nous sommes .... Enfin vous savez, mais aussi parce que Yumani est la naissance de la lumière dans la mythologie inca. Et que Yuman n'est pas loin de « Yummy », miam en anglais.


Ce que l'on a apprécié. Le fait de pouvoir emporter un paquet de pâtes sans gluten, pour de savoureux repas à la maison. Parce qu'en plus du restaurant, il y a l'épicerie fine, dite de dépannage qui permet de rentrer chez soi, au terme une dure journée de labeur, avec quelques composants d'un bon repas dans son sac. Cool.

Ce qu'il faut faire évoluer. Réussir à combiner l'efficacité de les restauration rapide à midi, en enveloppant quelques heures plus tard, le gourmet du soir dans une écharpe de douce langueur, c'est au mieux le grand écart culinaire, au pire la schizophrénie conceptuelle. Alors on va laisser à Gilles et sa petite équipe de passionnés, le temps de s'organiser. Et quand on reviendra, on espère déguster le risotto dans une belle assiette, ce qui est déjà le cas le week-end et le soir. Et que les cartons auront été réaffectés au service « à emporter ». Oui, parce qu'en plus on a l'intention de revenir. Et peut-être même de poser un bouquin sur les branches de l'arbre.

12/12/2013

Christina Vieira, la femme derrière Bioaddict

Fondatrice en 2008 du site Bioaddict -journal en ligne indépendant en pleine expansion- cette diplômée d'école de commerce est devenue une ardente militante du bio et de l'écologie. Elle s'est prêtée au jeu des questions-réponses pour les Vergers.

Comment en êtes-vous venue à créer votre site ?
Christina Vieira. La dernière société pour laquelle j'ai travaillé était une régie média, pour laquelle je m'occupais surtout de marques alimentaires et cosmétiques. J'ai réalisé que mon travail était de faire la promotion de grandes marques de consommation que je boycottais personnellement. Puis, mon père m'a appris qu'il était atteint d'un sérieux cancer de l'estomac Et en discutant avec les médecins, j'ai réalisé qu'entre les pesticides et autres colorants alimentaires, nous mangions n'importe quoi. Je me suis également rendu compte qu'il n'existait aucun journal d'information indépendant en ligne sur le sujet. J'ai démissionné et j'ai monté un blog que j'ai appelé Bioaddict sur les conseils d'une amie. Puis d'anciens collègues m'ont rejointe et le journal est en ligne depuis juin 2009.

Papier ou toile, la presse est un secteur sinistré. Quel est le modèle économique de Bioaddict ?
Nous sommes une petite rédaction. Nous avons des pigistes mais pas de permanents. C'est une entreprise essentiellement familiale. Le rédacteur en chef est mon père, qui mange beaucoup de fruits et légumes bio et se porte aujourd'hui très bien. Ma mère s'occupe des relations publiques. Nous avons monté cela par conviction avec l'argent familial. J'ai vendu ma voiture et mes parents ont investi leur retraite.


Aujourd'hui, le site est-il viable ?
Notre trafic augmente et notre chiffre d'affaire aussi.  En 2013, Nous avons 160 000 visiteurs uniques par mois et 500 000 pages vues, ce qui correspond au double de 2012. Les réactions sur les réseaux sociaux explosent depuis quelques mois.

Comment expliquez-vous cet engouement pour le bio, d'une façon plus générale ?
La crise économique a été bénéfique pour l'écologie. Quand vous avez 10€ pour le dîner de votre famille, vous réfléchissez. Les gens lisent les étiquettes et découvrent qu'il y a des produits bizarres dans la composition de ce qu'ils achetaient. La débrouille s'est également développée. En achetant ces légumes et en cuisinant lui-même, le consommateur réalise qu'il fait des économies, est en meilleur santé et qu'il peut en plus soutenir un petit producteur local.

Sur un plan politique, la crise a pourtant remis l'écologie au second plan...
Ce ne sont pas les politiques qui vont changer le monde. Le pouvoir est dans le caddie. Le consommateur le sait.



Lors du débat où nous nous sommes rencontrées, vous aviez défendu l'implication de la jeunesse dans l'écologie, sur quoi vous appuyez-vous ?
Maintenant, toutes les générations s'impliquent. Je donne ds cours de fiscalité dans des écoles de commerce et les étudiants ont une vraie volonté de s'engager pour une économie plus intelligente. C'est nouveau. Je suis moi-même sortie d'école de commerce en 2003. A l'époque, on s'en foutait complètement de savoir si les produits étaient toxiques pour la santé. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il m'arrive également d'aller parler dans des écoles de développement durable. C'est frappant de constater de l'éducation environnementale des jeunes. Des collégiens montent des associations écologiques dans leur établissement et ils éduquent même leurs parents.

Les femmes jouent-elles un rôle particulier dans ce processus ?
Oui. Je me souviens d'un article que j'avais écrit en mars 2010, dont le titre était : la femme est l'avenir écologique de l'homme. Beaucoup de nos lecteurs sont de jeunes mamans, qui font rentrer le bio dans leur foyer. Et en politique, ce sont des femmes comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Chantal Jouanno, Michèle Rivassi ou Eva Joly, qui se sont investies en priorité.

Avez-vous d'autres projets ?
En 2014, nous aimerions lancer une application bioaddict et mon rêve serait de monter une chaîne de TV, Bioaddict TV, 100% bio et écologique. Le marché publicitaire n'est pas mûr, mais je suis persuadée que c'est l'avenir.

(Crédit photo: C.Vieira)

08/12/2013

Mini album souvenir de la Dokuji Christmas party



C'était ce week-end à la cartonnerie. 
Il y avait de jolis bijoux d'artisanat français, des vêtements originaux et bien de chez nous, des ateliers qui ont dégourdi mes "mimines" avec notamment Ellen des fleurs rebelles aux manettes de la fabrication des emballages cadeaux. Et il y avait aussi de délicieux Cupcakes qui ont ravi mes papilles et des rencontres trop sympa. 
Cette première édition de la Dokuji Christmas Party valait bien un petit album souvenir.





02/12/2013

Nouvelles pistes pour un Noël éthique, chic et chouette


Le jeu passe au vert. Quoi de mieux qu'un bon jeu de société au coin du feu à la lumière du sapin, tout en digérant sa tranche de bûche (vegan pour les puristes) durant la période des fêtes ? Et si le jeu est écolo, c'est encore mieux. Avec Terrabilis -monopoly vert où chaque carte possède sa propre empreinte écologique- vous allez passer votre licence es écolo en moins de deux heures, durée d'une partie. D'après son créateur Sylvain Hatesse, la phrase la plus souvent prononcée par les joueurs après une partie animée est : « il faudrait faire jouer nos politiques ». En attendant de faire livrer une boîte à l'Elysée ou Matignon, vous pouvez toujours la tester en famille, d'autant plus que Terrabilis est en promotion.




Des blogueuses s'associent pour un Noël écolo. C'est sur l'excellent blog frugal Antigone XXI, désormais célèbre pour la révolution capillaire qu'elle a lancée, que j'ai découvert cette "opé" franchement sympa. Sous l'égide de Clémentine la Mandarine, cinq blogueuses « green » présentent tour à tour une facette de leur noël vert glamour. Et si vous craquez pour les recettes trop gourmandes d'Antigone XXI, on ne vous en voudra pas.

27/11/2013

Quatre pistes pour un Noël éthique, chic et chouette

Noël c'est dans moins d'un mois, les décorations sont apparues, les calendriers DIY de l'avent pulullent sur la toile et... la grand messe annuelle de la consommation est lancée. Mais on peut aussi aborder la période des fêtes sans dérive boulimique et offrir fûté et authentique. Suivez le guide.

Made in France, c'est possible. Pour de jolis cadeaux bien de chez nous, je vous ai déjà présenté le TAJ Paris, bonbonnière regorgeant d'artisanat français et de gourmandises du terroir. Pour celles qui ne connaissent pas encore, le petit sujet vidéo ci-dessous autour des touristes et de leurs souvenirs vous donnera un bon aperçu de la boutique. Sur un plan plus éphémère, la Dokuji Christmas Party, marché de Noël organisé par ma blogo-copine Dokuji promet un joli festival les 7 et 8 décembre à la Cartonnerie. Vous pourrez y faire un paquet de courses dans le même lieu, mais aussi vous distraire avec des ateliers et un espace gourmand. Et si vous n'avez vraiment pas envie de vous déplacer, il y a aussi le collectif de Noël, marché 2.0.



DIY+récup, c'est encore mieux. Celles qui font leurs savons depuis 10 ans et ont tricoté plus de pulls à leurs têtes blondes qu'une association pour les mamies tricoteuses sont déjà converties. Pour les autres, qui hésitent encore ou commencent à s'y mettre, c'est le moment d'accélérer. Pour la déco, le choix ne manque pas dans cette sélection de couronnes par les blogueuses d'Hello Coton, alors qu'Artlex propose une façon écolo d'emballer ses cadeaux. Grâce à un air de récup, une palette peut devenir un beau sapin... Qui pourra encore servir l'an prochain, alors que de jolies idées de récup sont également à pêcher sur Idée créative. Enfin Marie-Claire idées a sélectionné ses meilleures idées de créations récup des internautes, alors que le blog participatif recyclage et compagnie fourmille d'idées de créa-récup qui pourront devenir des cadeaux personnalisés.



Quelques écus pour des doigts de fées. Si vous avez deux mains gauches, vraiment pas de temps ou aucun goût pour fabriquer des choses vous-mêmes, une multitude de petites fées réalisent en revanche des merveilles. Offrir  leurs créations originales fait marcher un vrai commerce, qui ne passe pas par l'essoreuse du capitalisme financier. Les e-plate-formes les plus connues pour trouver son bonheur sont Etsy et son pendant "frenchie" a little market, mais il y existe également Dawanda ou primacréa. Enfin, Pour les Franciliennes, le réseau collaboratif Mes Bonnes Copines organise un marché de Noël le 12 décembre. Celles qui ne sont pas encore inscrites peuvent m'envoyer un petit message sur la page facebook des Vergers d'Atalanta, je me ferai un plaisir d'être leur marraine.



Une oOlution pour les peaux de vos très bonnes copines. J'ai testé à l'automne cette toute jeune gamme de produits et j'ai été convaincue autant par leur qualité que par la sincérité passionnée qui anime leur créatrice, Anne-Marie Gabelica, une ingénieure de 34 ans, qui a mis trois ans à formuler ses quatre émulsions délicieuses, whole again, age out, eye love et glow up. Depuis, une petite apparition dans complément d'enquête a boosté sa notoriété, mais il  est encore temps de faire découvrir les soins à une très bonne copine, qui vous en sera éternellement reconnaissante.

Pour aller plus loin. Cet article sur le site Bioaddict présente toute une série de livres truffés d'idées autour de cette thématique. A vous de choisir celui qui vous convient le mieux.

24/11/2013

Cuisine alternative petit budget à la Casa Poblano

Nichée dans une petite rue de Montreuil, on ne tombe pas par hasard sur la Casa Poblano. Il faut connaître le quartier ou savoir que le restaurant est là. Mais à quelques pas de la plus intense zone d'activité économique de la dynamique commune du 93, le bouche à oreille fonctionne pour ce restaurant associatif qui aura mis presque 10 ans à voir le jour, mais ne désemplit plus à l'heure du déjeuner. Et pour cause, puisqu'on peut s'y restaurer pour moins de 10€.


« En neuf mois, Nous sommes passés de 25 couverts à 75 », révèle François Mockers. Chef « auto-toqué » de l'établissement, ce gourmet a travaillé quinze ans dans de grandes entreprises et effectué un passage dans l'économie sociale et solidaire avant de choisir de s'adonner dans ce cadre à sa vraie passion : la cuisine. « Quand j'ai proposé aux autres de devenir chef, ils ont rigolé », nous raconte-t-il. Avant d'ajouter : « je cuisine depuis l'âge de 15 ans ».



Au fil de sa créativité, l'improbable chef a su donner une vraie personnalité à ses assiettes. On peut certes se régaler d'un pizza à la casa poblano, mais l'offre explore d'autres univers  : « Le mardi je fais de la gastronomie végétalienne sans gluten », souligne-t-il, sensibilisé à la cuisine alternative depuis la naissance de sa fille, sujette aux allergies. Outre les soirées gastronomie bio à prix libres, la musique et le prêt de l'établissement à des associations, un petit coin épicerie, les animations ne manquent pas à la Casa Poblano, qui bénéficie en marge de ses espaces de restauration, d'une salle polyvalente pour organiser des conférences et débats et même des cours de cuisine végétarienne.

(Crédit photo http://casa-poblano.fr/)

20/11/2013

Stick déodorant tout doux pour l'hiver

Novembre s'est installé avec son froid morne et sa grisaille ambiante. Alors, pour retrouver le sourire, rien de tel qu'une petite tambouille. Profitant d'un stage de formation aux ateliers cosmétiques par la cosméteuse le week end dernier j'ai testé une petite recette de déodorant.



Jusqu'ici, j'avais surtout réalisé des déodorants liquides conditionnés en spray comme mon déo spray minute au géranium. Avec l''hiver, j'ai eu envie de tenter le stick de sac à main sur une base grasse. Les grandes lignes de la recette viennent d'un site de vente d"ingrédients connu, mais je l'ai adaptée à mes préférences et surtout à mon souhait d'éviter l'aluminium et même la pierre d'alun en poudre. Le résultat est un stick à la consistance très dure, à l'odeur toute douce... et qui fonctionne bien. C'est parti pour la recette et le mode opératoire.


Recette pour 25 grammes
Beurre de karité 5 gr
Cire de candelilla 6,5 gr
Macérat huileux de calendula 11 gr
Bicarbonate de soude 1,5 gr
Bisabolol végétal 0,5 gr
HE palmarosa 6 gouttes
HE bergamote 6 gouttres
HE Lavande 4 gouttes
Vitamine E 3 gouttes


Mode opératoire
Mettre la cire, le beurre de karité et le macérat dans un récipient. Faire fondre au bain marie.
Retirer du feu, ajouter les autres ingrédients et mélanger.
Faire réchauffer légèrement pour que le mélange soit complètement liquide.
Couler dans le stick.

Petite précision. Cette recette exige un peu d'entêtement et d'attention.... Genre, "cire de candelilla, tu vas fondre parce que je ne te lâcherai pas". Pour obtenir une consistance adaptée au stick, il faut une cire dure et ce n'est qu'à 65°C que celle-ci a consenti à se diluer totalement. L'intégration du bicarbonate prend également un peu de temps, tout cela en gardant en tête que plus on chauffe, plus les ingrédients risquent de perdre de leurs propriétés. Vous voici prévenues! Si vous êtes débutante ou pas loin, faites un petit tour par la cosméto maison mode d'emploi et son deuxième volet. Et maintenant, c'est à vous!

13/11/2013

J'ai testé pour toi... Continuum

Je ne parle plus trop de séries sur ce blog, mais celle-ci vaut un petit billet. Même si à première vue, elle n'a pas grand-chose d'écologique. Imaginez-vous dans la peau d'une jeune maman (Kiera), qui exerce le difficile métier de policier à Vancouver. Jusque là rien de bien exceptionnel, sauf que nous sommes en... 2077 et que la gardienne de la paix en question se retrouve accidentellement expédiée en 2012, en compagnie d'une dangereuse faction terroriste Liber8, qui pratique l'évasion temporelle pour échapper à son exécution capitale. Sooo chic.


Respirez un bon coup, ça ne fait que commencer. Au menu de la série canadienne, un ado geek (Alec Sadler) qui va s'avérer un inventeur aussi capital que Steve Jobs, des paradoxes espace-temps comme on les aime, un suspense insoutenable et des bagarres (un peu trop d'ailleurs) avec le groupe terroriste qui lutte dans le futur contre la cyber-dictature des... méga-corporations. Tiens, tiens, s'ils n'avaient pas une fâcheuse tendance à tirer sur tout ce qui bouge, on aurait presque envie de leur filer un coup de main.


En attendant de choisir son camp, rendez-vous tous les mardis sur la chaîne Syfy à 20h45 pour deux épisodes haletants (session de rattrapage mercredi, jeudi et samedi). Pour mieux apprécier, éteignez votre I-phone, il est complètement obsolète. En 2077, ils seront greffés directement dans votre cerveau.

(Crédit photo: Showcase)

11/11/2013

Balade en images à la fête des échanges

Dimanche dans le XXème arrondissement, la fête des échanges proposait alternatives et partages dans une ambiance détendue. Organisée par l'association Coud à Coud, cette première édition du Système Day a attiré du monde en dépit du froid, entre stands de gratuité, ateliers créatifs et produits faits maison, le tout en musique avec la traditionnelle disco soup. Retour en images sur une initiative qui s'inscrit dans la même dynamique que la OuiShare Fest et le Festival des Utopies Concrètes. Retour sur images.

 Une monnaie locale, juste pour un jour et un lieu. T'a pas 100 rien?
Atelier création pour les petits, qui apprendront partage et échange dès leur plus jeune âge
Pour mieux comprendre la nouvelle économie, et si on commençait par y jouer! 
Au matin de la fête des échanges, les restes du marché ont fourni une matière abondante pour la disco soupe. Soupe une salade de fruits à volonté et c'est un peu plus d'abondance et un peu moins de gaspillage pour un cercle vertueux. 

05/11/2013

Petit guide pour des amis auxquels vous voulez du bien

La semaine dernière, lors d'une projection de la face bio de la République, documentaire co-produit par Biocoop, on m'a donné à l'entrée un petit fascicule dont le titre m'a fait sourire... Sans aucune condescendance : Petit guide pour vos amis bio sceptiques.... Nous en avons tous, personne n'est parfait... Parfois, nous nous laissons entraîner dans des débats de fond sans fin avec eux. Parfois nous perdons patience et finissons par manquer d'arguments. Voici donc quelques idées reçues pour lesquelles cette publication futée se fera une joie d'aider vos amis sceptiques à revenir sur terre.


Idée reçue numéro 1. Le bio ça vient de loin, je préfère le local. Retour sur terre : « Avec plus de 24 000 fermes bio en France, on peut trouver du local. » Plus de 50% d'entre elles pratiquent des circuits courts comme les AMAP ou la ruche qui dit oui.

Idée reçue numéro 2. Rien ne dit que le bio est meilleur pour la santé. Retour sur terre : «17 résidus de pesticides suspectés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens ont été détectés dans des produits non bio, contre un seul en bio »

Idée reçue numéro 3. L'agriculture bio ne peut pas nourrir tout le monde. Retour sur terre : « dans les pays du sud, l'agriculture bio permet d'améliorer les rendements de 50 à 100% tout en augmentant l'autonomie des paysans »



Pour aller plus loin. Toutes les références citées ci-dessous et bien d'autres peuvent être retrouvées sur le site corabio, qui en est le concepteur et l'éditeur. Le fascicule est disponible intégralement en PDF via ce lien. Quant au documentaire, la face bio de la république, qui avait le mérite de mettre en avant une sympathique brochette d'acteurs convaincus de l'agriculture biologique, il devrait être disponible en janvier en DVD et peut-être avant dans un cinéma près de chez vous. En  attendant, vous pouvez découvrir la bande annonce ci-dessus.

30/10/2013

Un supermarché collaboratif à Paris, c'est possible


Vous habitez à Paris et vous n'en pouvez plus du système de la grande distribution. Votre goût limité pour les navets vous tient à l'écart des abonnements à une AMAP? Les livraisons de La ruche qui dit oui près de chez vous ne sont pas assez fréquentes pour couvrir vos besoins? Enfin les tarifs de la supérette bio en face de votre immeuble sont prohibitifs? C'est mal parti pour vous inutile de le nier, mais si vous habitez dans le XVIIIème arrondissement, il y a peut-être un petit espoir : la coopérative de la louve. Allez je vous raconte.


Qui. En mai dernier à la OuiShare Fest j'avais été séduite par l'intervention dans une conférence des porteurs du projets de la coopérative de la louve. Deux Américains, Tom Boothe et Brian Horihan se sont inspirés du succès grandissant de la Park Slope Food Coop, qui prospère depuis plus de 40 ans dans le quartier Brooklyn à New-York. Et pourquoi pas en France, où ils habitent, ce sont-ils dit en 2010 ?


Pourquoi. L'objectif est évidemment de proposer des produits de qualité, majoritairement locaux et bios, aux adhérents. Mais aussi de créer un circuit de distribution juste et éthique, qui s'articule autour d'un lieu -le supermarché- qui participe à la vie de la communauté.

Quand. Le groupement d'achat et l'association les amis de la Louve existent déjà et un local provisoire de distribution devrait être en service à partir de novembre 2013. D'après le descriptif du projet sur la plate-forme de financement participatif à laquelle elle fait appel, le supermarché devrait physiquement ouvrir ses portes en juin 2015.

. Soutenu par la mairie du XVIIIème arrondissement de Paris, le supermarché coopératif devrait s'implanter dans le quartier Simplon.




Comment. Pour financer le projet, la louve passe par la plate-forme de financement participatif KissKissBankBank, mais la règle d'or du futur supermarché que pour y faire ses courses, il faut également y bosser : 2h45 par adhérent seront requises toutes les quatre semaines. Repassez vos tabliers !

Aller plus loin. Le projet est séduisant et a reçu un accueil chaleureux sur la toile verte. Vous pouvez notamment découvrir l'interview donnée par Tom Boothe et Brian Horihan sur le site de OuiShare. Conso-globe a également consacré un long article au projet. Enfin, si vous n'habitez pas le XVIIIème arrondissement de Paris, ne soyez pas totalement désespéré. Si la louve s'implante, d'autre coopératives ne tarderont certainement pas à voir le jour.

27/10/2013

Comment fêter Halloween (Samhain) sans éco-culpabiliser ?

Il était une fois Halloween, fête commerciale exportée par nos amis Etats-Uniens, contribuant grandement à la prospérité des fabricants de costumes, de friandises et... des dentistes qui soignent les caries des «zenfants» quelques mois plus tard....
Nooooon c'est le mauvais disque. On reprend tout. Il était une fois Samhain, festival celtique, célébré en Europe durant l'ère pré-chrétienne par nos chers ancêtres pour justement honorer les leurs. Et qui renaît depuis quelques décennies avec le mouvement néo-païen, dont les coutumes sont assez éloignées du grand carnaval d'Halloween à l'américaine.



Si vous hésitez encore, que vous refusez de sacrifier à la danse des marchands du temple, mais qu'en cette période un peu tristoune, vous avez quand même bien envie de vous laisser entraîner dans l'élan festif des sorcières et citrouilles, voici quelques pistes pour s'amuser sans gâcher.

A vos ciseaux et stylos. Pour se mettre dans l'ambiance Halloween, la première étape est généralement de repeindre la maison en orange... Enfin de décorer son intérieur avec plein de citrouilles. C'est évidemment plus facile d'acheter tout fait, mais plus amusant, économique et écologique de fabriquer soi-même, de préférence avec des matos de récup. Si l'inspiration manque le tableau de Jenny Lyon sur Pinterest est une mine, et celui d'ecoParty time n'est pas mal non plus.



Quand l'habit fait la sorcière... Ou le vampire, le fantôme, l'araignée, la Lady Gaga... Tous les coups sont permis pour Halloween. Mais pas question d'acheter un déguisement, alors que l'on peut se débrouiller avec un peu d'astuce et ce qu'on a sous la main. Là encore, on trouve tout sur Pinterest, à condition de savoir chercher et ce tableau Planetpals devrait donner quelques options aux sceptiques.

Quand il n'y a plus de citrouille, il y en a encore. Découper une citrouille pour la transformer en lanterne, c'est tentant. Mais que vous décidiez ou non de jouer les sculpteurs d'un jour, la citrouille, c'est avant tout bon dans l'assiette, en soupe et même pour le dessert en tarte. Une fois le repas dévoré, les restes sont évidemment pour le compost et non la poubelle. Pensez à extraire les graines auparavant. Si vous avez un bout de terre ou un grand bac sur votre balcon, vous pourrez les planter et peut-être récolter vos propres citrouilles l'an prochain. Pour boucler la boucle.

24/10/2013

Socialter, un mag pour l'économie nouvelle vague

La presse est en crise, mais ça bouge quand même dans les kiosques. Et la grande mutation sociétale qui se prépare y contribue fortement. A la rentrée, j'avais écrasé une petite larme en apprenant la suspension de parution de l'excellent Biomood, qui rafraîchissait le paysage d'une presse féminine vérolée par la surconsommation. Mais en dépit de cette déception, il y a de la lecture pour les acteurs, observateurs et curieux de la nouvelle société émergente. Le numéro 5 de We demain vient de sortir, alors que Kaizen prépare deux nouveaux hors série (en attendant l'entrée de la première femme à son comité de rédaction). Plus récemment, j'ai mis mon petit nez dans le dernier né de ces titres du monde de demain : Socialter. Verdict.

Plus vert que lui tu défailles. Il ne s'agit pas d'extrémisme écologiste mais juste... de la couleur de la couverture du numéro un! Les nouveaux titres ont peut-être du mal à s'imposer, mais impossible de louper celui-ci dans les kiosques. Alors qu'au printemps 2012, j'avais écumé trois kiosques sans trouver Kaizen (« Kai quoi, c'est une revue pour les sumo ? »), les kiosquiers ont bien repéré Socialter. Il suffit de bredouiller les premières syllabes et le rectangle vert fluo apparaît instantanément et passe dans vos mains pour... 6,50€. Ouille!

Un financement original. A une époque où lancer un nouveau titre peut parfois relever d'une foi quasi religieuse ou tout simplement d'une folie furieuse, Socialter a choisi le financement participatif. Culotté. C'est le site kisskissbankbank -dont le fondateur Vincent Ricordeau est en couverture- qui a permis de sortir ce premier numéro. On y lit d'ailleurs un dossier de 28 pages sur le microcrédit et le crowdfunding. Coïncidence?


Ce qu'on y trouve. Socialter se proclame le magazine de l'économie de la nouvelle génération et annonce innovations sociales, technologie et entrepreneurs du changement. Un contenu qui n'est pas sans rappeler celui de We demain, mais présenté sous un format différent (bimestriel contre mook trimestriel) et avec une cible jeunesse déclarée. Dans ce numéro de lancement, Shabnam Anvar et Cyril Lage débattent autour de l'économie participative, Marine Dumeurger nous entraîne dans les coulisses d'une imprimerie rachetée par ses salariés et l'on découvre également le cadre législatif de l'économie sociale et solidaire. Parmi d'autres rubriques qui ne demanderont qu'à évoluer.


Ce qu'on a aimé. L'enquête sur les bénéfices de l'économie du partage et sa dimension pratique avec les applis incontournables. Le « social lab », qui braque un projecteur sur des projets innovants.

Ce qu'on a moins aimé. La maquette, qu'on aurait espérée plus dynamique et audacieuse.

Pour faire plus ample connaissance. Pour les prudents, qui voudront prendre le pouls de cette nouvelle publication avant d'ouvrir leur bourse, rendez-vous sur le site du titre, sa page facebook ou à l'écoute de ses tweets.

20/10/2013

Des prix pour nous, les filles

Dans notre société en pleine mutation, les projets altruistes et écologiques foisonnent et les femmes sont particulièrement actives dans ce domaine. Au point que des prix spécifiquement féminins sont apparus. En voici quelques-uns, pour suivre les initiatives féminines ou … Participer si vous en portez vous-même une. 



Prix des femmes Marjolaine. Si vous êtes une fille engagée dans l'alimentation ou l'agriculture durable, foncez, ces prix sont pour vous. Et surtout ne tardez pas, le salon Marjolaine -qui porte ses récompenses- approche (voir agenda) et la date limite pour poser sa candidature est le 25 octobre. Ces prix s'adressent à «menant des actions exemplaires (sous forme associative, entrepreneuriale, philanthropique ou coopérative) dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation écologiques et solidaires, en France et dans les pays en développement. », explique la présentation sur le site du salon. Quatre catégories sont prévues  agricole, culinaire, solidarité et solidarité internationale, auxquelles s'ajouteront un prix des visiteurs du salon et prix du jury, au sain duquel on retrouve notamment Anne-Sophie Novel, auteur de la Vie Share et Cyril Dion, co-fondateur du mouvement Colibris et directeur de la rédaction du magazine Kaizen. Les prix seront remis au salon le samedi 9 novembre.



Prix terre des femmes de la Fondation Yves Rocher. S'adressant à des femmes « conduisent des actions qui contribuent à la sauvegarde du monde végétal et à l’amélioration de l’environnement, tout en œuvrant au bien-être de la collectivité », précise le site de la fondation. ces récompenses décernent trois bourses de 10 000, 5000 et 3000€. Elles ont notamment salué les it-bags potagers de l'astucieuse Peggy Pascal. Pour 2013, le dépôt des dossiers est clos depuis le 30 septembre, mais cela laissera plus de temps aux candidates potentielles pour peaufiner leur projet vers la promotion 2014.


Prix des femmes pour le développement durable. Pour la 4ème année consécutive, le groupe de presse Mondadori souhaite "soutenir des femmes qui oeuvrent au quotidien en faveur du développement durable à travers leur entreprise ou une association", explique le groupe sur son site. Mondadori offre ainsi aux lectrices de ses magazines la possibilité de donner -avec une dotation de 10 000€- un nouvel essor à leurs projets dans trois catégories : protection de l'environnement, engagement social et économie durable. Là aussi, c'est fini pour 2013, puisque le 12 juillet était la date limite pour s'inscrire. Mais 2014 n'est pas si loin...


Sans oublier...Women powering work, prix dotés de 75000$ et à travers lesquels Ashoka récompense des femmes oeuvrant pour l'égalité économique dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient.  Les femmes en or du site aufeminin.com, qui comprennent une catégorie environnement, l'association cyberelles qui avec récompense avec le concours Power starter les e-entrepreneuses issues des quartiers ou de la diversité, ou encore les femmes dynamisantes de Clarins.

17/10/2013

Malala Yousafzai, un passeport pour un courage exemplaire

La jeunesse du monde milite et n'attend parfois même pas sa majorité pour agir pour la planète ou défendre ses droits. L'été dernier, j'avais évoqué ici la sympathique entreprise de recyclage créée par Malis Buckholz. Alors que vous pouvez retrouver toute une brochette d'enfants écologistes et entreprenants dans ce dossier réalisé par We demain, c'est à Malala Yousafzai que je voulais aujourd'hui rendre un petit hommage féminin.


Si elle n'a pas obtenu le prix Nobel de la paix, Cette Pakistanaise de 16 ans est plus que jamais dans l'actualité cette semaine parce que le Canada a salué son courage en  accordant la citoyenneté honoraire à celle qui vit désormais en Grande Bretagne avec sa famille. Un joli geste pour souligner le courage d'une jeune femme qui se bat pour l'éducation des jeunes filles au Paskistan, bravant notamment la terreur des Talibans.

Alors que même en France elle serait trop jeune pour voter, Malala Yousafzai a déjà une vie derrière elle. A 11 ans, elle tenait un blog sur le site de la BBC avant de devenir l'héroïne d'un documentaire. En 2012,  elle était gravement blessée par balle à la tête, après une tentative d'assassinat perpétuée par les Talibans. Quelques mois plus tard, elle prenait la parole à l'ONU et devenait la plus jeune nominée pour le prix Nobel de la paix de toute l'histoire des récompenses suédoises.


Malala est aujourd'hui plus que jamais la femme à abattre pour les Talibans, qui veulent sa tête et auraient promis la mort aux libraires qui vendront son nouveau livre : Moi Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans. Icône en occident -et récente lauréate du prix Sakharov- mais controversée dans son pays, Malala ne cache pas son ambition d'être un jour premier ministre dans son pays. Cela ne l'empêche pas d'être également une jeune fille comme les autres, fan de Justin Bieber, de la saga Twilight et du cricket.

(Edit 11-10-14): Après avoir manqué la session 2013, Malala a obtenu conjointement le 10 octobre 2014, le prix Nobel de la paix pour son action en faveur de l'éducation des enfants, Elle est à 17 ans la plus jeune lauréate, toutes catégories confondues.

13/10/2013

Prenez-en de la graine avec les femmes semencières

L'alimentation et les semences sont un enjeu capital pour l'avenir de l'humanité . En marge de nombreuses publications comme celle dans Kaizen le mois dernier, les événements se sont également multipliés ces derniers jours, notamment dans le cadre de la 2ème quinzaine internationale de la semence libre, initiée par Vandana Shiva. C'est l'occasion pour moi d'évoquer ici un très beau mouvement qui se développe : les femmes semencières.


Leur histoire commence avec la rencontre initiatique de leur fondatrice Claire Chanut avec sa propre stérilité, qui l'a connectée, révèle-t-elle « avec celle de la planète ». Deux enfants  plus tard, la magie de la fertilité est toujours au cœur des convictions de la créatrice des femmes semencières. Fascinée par la photosynthèse, Claire avait lancé en 2005 l'association fotosyntesia, avant qu'au détour d'une rencontre, Pierre Rabhi lui suggère de devenir une femme semencière et de susciter la vocation chez beaucoup d'autres si possible.


C'était en 2011, et deux ans plus tard, les femmes semencières se sont organisées. Pour  "relier à travers le monde toutes celles et ceux qui le souhaitent pour faire vivre des projets de reproduction et de conservation de semences vivantes et reproductibles", comme l'explique le site, une dizaine de projets locaux se sont développés en France, mais aussi au Sénégal, au Maroc ou encore à Haïti  « Pierre est en train de rédiger un manifeste », précise Claire Chanut. Pour être une femme semencière, quatre composantes sont nécessaires, l'étincelle, la terre et l'eau, les semences et le savoir faire. Les femmes semencières doivent accompagner le processus de la vie, de la graine à la graine et notamment apprendre à leurs adeptes comment semer mais aussi comment récolter les graines.



C'est au Festival du Livre et de la presse d'écologie (Felipe pour les intimes) que j'ai rencontré Claire le samedi 13 octobre. Elle était en pleine discussion avec François Rouillay, l'instigateur des Incroyables Comestibles en France, qui fourmille également de projets ambitieux. Les deux mouvements se rejoignent et ces deux amoureux de la terre parlent même de « mariage » entre eux.


En attendant la publication des bans et les merveilleux enfants qu'ils ne manqueront pas de faire, les femmes semencières sont partenaires d'une conférence débat, OGM en tous genres, ça suffit, le lundi 14 octobre à 19h30 à l'espace Jean Dame (17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris).  La semence étant au cœur des enjeux de notre alimentation, les femmes semencières étaient également présentes le mois dernier lorsque Shabnam Anvar, l'une des expertes planétaires en matière de semences, a présenté un petit film astucieux destiné à éveiller les consciences sur ce qui se trame dans les coulisses du business agro-alimentaires : le droit de semer. A visionner et à partager sans modération.

10/10/2013

Le potager urbain en octobre: les bonnes et les mauvaises surprises

De retour d'un long et lointain voyage ce matin (plus de précisions dans un prochain billet), je me suis précipitée sur mon potager pour savoir comment il avait vécu mon absence. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une courgette jaune géante, qui était un tout petit bébé il y a quinze jours!


En revanche, du côté des tomates, la récolte qui promettait d'être abondante est déjà menacée par les premières gelées : un bon nombre de fruits sont fichus, rageant pour un 10 octobre. Heureusement, certaines tomates ont eu le temps de mûrir et cela sent le bon coulis de tomate pour un prochain repas. Bonheur intense de rentrer chez soi après une longue absence et de ne pas être condamnée à la sempiternelle sortie supermarché, parce qu'il y a de quoi se nourrir dans le jardin.


06/10/2013

J'ai testé pour toi oOlution, les cosmétiques du futur

Les rencontres des Incroyables Comestibles Paris réservent parfois de belles surprises. En papotant sur la terrasse du moulin à café en septembre, j'ai ainsi découvert l'esprit vif et novateur d'Anne-Marie, la créatrice d'oOlution. Je connaissais la marque, dont j'avais lu beaucoup de bien sur le blog d'écologirl. Mais je n'avais pas testé les crèmes. Au terme d'une enrichissante discussion qui a permis à quelques échantillons des produits oOlution (ageout et whole again) d'arriver jusqu'à ma frimousse, j'ai pu y remédier. Verdict.


Couleur, odeur, texture. Je fabrique la plupart de mes cosmétiques depuis cinq ans, je ne suis donc à priori pas une cliente type d'oOlution (quoique, on ne sait jamais..). En revanche, je suis une testeuse sans pitié, jugeant ma propre production à chaque nouvelle formulation. Le premier contact avec un cosmétique s'articule pour moi autour de trois sensations, la couleur, l'odeur et la texture. Pour la couleur, Oolution est la sobriété absolue avec un blanc immaculé. L'odeur est très légère, très naturelle et n'apparaît vraiment que quand on l'applique. Je dirais que c'est une odeur agréable, mais surtout, qui inspire confiance. La texture enfin, est fine et très pénétrante. La crème est bien absorbée par mon épiderme et ne laisse aucune trace. Simplement une sensation veloutée.

oOlution anti-allergie. L'une des raisons qui m'a poussée à fabriquer la plupart de mes produits n'est pas la sensibilité de ma peau qui est plutôt tolérante, mais celle de mes yeux. Avec la micro-transpiration, au bout de quelques heures, l'écrasante majorité des crèmes du commerce me pique les yeux. Avec ageout comme whole again que j'ai testés, aucun effet secondaire à déplorer. Youpiii!



oOlution conservation. En manipulant les échantillons que m'avait donnés Anne-Marie, comme en surfant sur le site d'Oolution, j'ai constaté que les tubes étaient conçus pour que les contacts entre nos doigts et le produit soient minimaux. Avec les flacons pompe airless (entièrement recyclables) dans lesquels sont conditionnés les produits Oolution, bactéries, passez votre chemin.

A propos, pourquoi ça s'appelle oOlution? Le double o, c'est pour le signe de l'infini qui  "s'inspire du fonctionnement de la Nature, où il n'existe pas de déchets mais où tout est réutilisé, nous explique la créatrice. Ce fonctionnement en cycle fermé, sans déperdition, est symbolisé par le oo qui représente le signe infini. L'infini qui évoque le fonctionnement circulaire des écosystèmes, dont nous devons nous inspirer pour rendre notre société plus durable, un combat cher à oOlution !"

La femme derrière les tubes. Elle s'appelle Anne-Marie, elle a 34 ans et elle est ingénieure. Mais alors qu'elle oeuvrait encore pour une marque de cosmétiques très connue, elle rêvait déjà de formuler ses propres produits. Puis, elle a décidé de se lancer, mis trois ans et demi à peaufiner oOlution, y a injecté toutes ses connaissances et ses convictions, évoquant notamment sa démarche vers la biodiversité et son souhait de "créer un régime équilibré pour la peau". Le résultat est que dans les crèmes oOlution, il n'y a un maximum d'agents actifs: "Les produits traditionnels ne sont pas digne d'un organe comme la peau, argumente Anne-Marie. Ils contiennent 2, 3 actifs sur lesquels tout est misé sont complétés par beaucoup d'excipients qui ne servent qu'à remplir la formule"

30/09/2013

1000 pionniers sont prêts à changer le monde

Les projets alternatifs sont de plus en plus recherchés et les meilleures initiatives ont parfois la chance de trouver un cadre qui les récompense, soutient leur enthousiasme ou leur donne simplement une visibilité accrue. C'est ainsi qu' à l'initiative de Newmanity et Shamengo, sont nés les 1000 pionniers qui changent le monde, prix partiellement décernés par le public.

Thierry Jaquet cultive les plantes dépolluantes

Le 20 septembre sur le Concorde Atlantique, onze projets ont été présentés par leurs auteurs et leurs parrains ou marraines respectives. Curieuse, j'ai essayé les lunettes universelles mises au point par Jan In't Veld. Je ne vais pas tarder à chercher les points de vente des objets en cuir de saumon récupérés par Stiven Keretegian dans les déchets d'usines. Je vais peut-être demander à Thierry Jacquet de me faire visiter sa ferme, où il décontamine les sols avec des plantes. Et j'installerais avec plaisir quelques-uns des lampadaires absorbeurs de CO2 créés par Pierre Calleja dans mon voisinage. Une petite suggestion, enfin : si votre boîte ne possède pas de Canibal,  suggérez-leur de s'équiper : la machine mise au point par Benoît Paget et Stéphane Marrapodi, avale vos gobelets et canettes vides et vous donne des bons d'achats en échange. Avec Canibal, le recyclage ne sera plus jamais une corvée.

Pierre Calleja traque le CO2

La présentation des premiers projets au public sur les Berges de Seine s'est achevée le 21 septembre, mais les candidatures restent ouvertes jusqu'au 15 octobre. Les 30 finalistes seront annoncés deux semaines plus tard et le 3 décembre prochain, trois inventeurs astucieux verront leurs initiatives récompensées : un prix mille pionniers choisi par le jury, un autre coup de cœur toujours par le jury et enfin un prix du public pour lequel chacun peut voter jusqu'au 18 novembre.

Avec Benoît Paget et Stéphane Marrapodi, soyez Canibal

(crédit photo: www.1000pionniers.com)

27/09/2013

Au Festival des Utopies Concrètes, Tristi cuisine Alter-natifs



A quelques pas du pittoresque stand délimité par des rideaux de bouteilles en plastique, celui de Tristi a attiré les gourmands, le week-end dernier au Festival des Utopies concrètes. Sur l'esplanade des jardins d'Eole, la jeune femme offrait une dégustation de ses produits maison au public dans la zone des utopies concrètes : speculoos, crème de pruneaux, petits cakes savoureux, pâtes à tartiner sur les blinis et du pain également fabriqués par ses mimines, le stand d'alter-natifs, la petite entreprise que l'on pourrait qualifier de traiteur maison, a rencontré un joli succès.

C'est au printemps dernier que Tristi a décidé de se lancer. Aidée par son conjoint, elle vend les produits qu'elle cuisine... A prix libres. Là est l'originalité de son concept et l'explication de sa présence au FUC: Des produits que chacun paierait selon ses moyens et selon la valeur qu'il leur accorde. J'ai rapporté un petit pot de savoureuse crème de pruneaux, mais comme je n'étais pas trop sûre, j'ai demandé à Kristi si le billet que je lui laissais était suffisant. Hé oui, à force de se contenter de lire les étiquettes et de râler parce que c'est trop cher, on n'est pas vraiment habitués à fixer soi-même le prix d'un produit.

On souhaite en tout cas bonne chance à Tristi et à son joli projet Alter-natifs. Parce que c'est déjà courageux de devenir entrepreneuse sociale et solidaire, mais laisser le consommateur fixer lui-même le prix, il faut une sacrée foi en l'être humain.

22/09/2013

J'ai testé pour toi: la créativité citoyenne au service de l'entreprise

Cette semaine dans le cadre du Forum mondial Convergences, j'ai participé à un atelier créatif Hold Up orchestré par Makesense, au profit de l'entreprise Gevalor. A mon grand regret, je n'ai pas cambriolé la banque de France (dommage ce n'était pas très loin), mais j'ai peut-être contribué (modestement) à aider une entreprise qui organise notamment le tri de déchets à Madagascar et souhaite trouver des partenariats pour compenser son bilan carbone, avec l'aide de la fondation Goodplanet. Allez, je vous raconte.

Comment ça marche. Le projet de l'entreprise et ce qu'elle cherche est présenté aux « volontaires » du partage créatif, une dizaine d'individus possédant tous des affinités avec l'entreprenariat social et le développement durable. On nous distribue des feutres et des post it multicolores ("chouette ! Madame, on va dessiner ?"). L'animatrice (dans le langage Makesense, elle est un gangster, puisqu'elle organise des hold-ups) lance les questions sur le sujet, rarement téléphonées mais parfois volontairement provocatrices.

Ce qui fonctionne. Les citoyens partageurs jouent carrément le jeu. Pendant 1h30 où on a l'impression d'être un salarié de l'entreprise en plein brainstorming dans les locaux de la boite, les idées fusent. L'atelier est rythmé, on ne s'ennuie pas une seconde. Et lorsque dans la phase finale, les participants s'associent en équipe pour pondre un pré-projet, il sort forcément quelque chose d'intéressant ou d'utilisable.



Ce qui pourrait fonctionner mieux. La règle d'or est qu'on ne juge pas les idées des autres. Parfait pour libérer les résistances et encourager les individus à s'exprimer. Mais je suis quand même ressortie avec une impression de segmentation. Chacun sa petite idée, chacun son post it et on met tout ensemble à l'arrivée. Difficile de rebondir sur l'idée de quelqu'un, de la fertiliser ou d'espérer qu'un autre citoyen va compléter la vôtre. On se prive d'une partie de la dynamique de groupe Ceci dit, coup de chapeau à l'animatrice, il faut une sacrée énergie pour canaliser les idées des uns et des autres et faire bosser ensemble pendant 1h30 (et même un peu plus) des personnes qui ne se connaissaient pas du tout avant... Et ne se reverront probablement jamais!

18/09/2013

Dans les coulisses de We demain (concours)

En juin dernier, je vous avais parlé du mook (magazine-livre) We demain, revue déterminée à s'engager pour changer d'époque. Avec Séverine du blog in-édite, nous avons eu la chance de réaliser un sujet vidéo dans le cadre de notre formation à l'EMI et de découvrir les coulisses de la rédaction, en plein bouclage du numéro 5, qui sortira en librairies et en kiosques le 10 octobre prochain. En fil rouge du sujet, la longue interview que nous a accordée François Siegel, co-fondateur et éditeur de la revue.


Séverine et moi avons été accueillies très chaleureusement par l'équipe et comme je souhaitais faire partager mon coup de coeur pour le titre, We demain a accepté de nous offrir quelques exemplaires, afin que je puisse vous les faire gagner ici. On commence tout de suite avec le numéro un, dans lequel vous trouverez notamment une longue interview de Nicolas Hulot, un décryptage de la 3ème révolution industrielle par Jérémy Rifkin, les jobs clés du futur, le développement de la robotique et même le bonheur clés en main.
 
Pour participer au concours, il faut habiter en France métropolitaine, être abonnée aux Vergers ou les suivre sur Hello Coton ou facebook. Les partages sur les réseaux sociaux sont autant de chances supplémentaires. Date butoir du concours, le 15 octobre. En attendant d'être l'heureuse gagnante ou de découvrir le numéro 5 le 10 octobre, vous pouvez faire connaissance avec We demain sur leur site, leur page facebook et leur twitter. Une mine.

12/09/2013

Le potager en septembre, abondance et récolte de graines de tomates (tuto inside)


Il a fallu du temps, mais le soleil de juillet-août a finalement fait son œuvre. Les légumes se multiplient et les tomates sont particulièrement abondantes. Petit clin d'oeil à mère nature, la terrasse et les jardinières dans lesquelles j'ai placé mes plants en surplus sont aussi voire plus productives que le carré (rectangle) dévolu aux tomates dans le potager. C'est une véritable petite jungle chargée de fruits prometteurs qui s'est développée, que je contiens tant bien que mal avec des tuteurs. Histoire que les tomates folles n'écrasent ni mes framboisiers ni ma sauge.


Maintenant, il ne reste qu'à espérer que l'automne sera doux et ensoleillé pour profiter pleinement de cette récolte dans laquelle je croque depuis déjà plusieurs semaines, tout en prenant bien soin de récolter les précieuses graines pour les semis de l'hiver prochain et d'éventuels trocs avec d'autres jardiniers.

Me basant sur mon expérience personnelle, je vide les graines dans une petite passoire et je fais un premier nettoyage. Je place ensuite les graines dans un petit bol avec de l'eau. Je laisse ensuite les graines dans l'eau pendant quelques jours, puis elles repassent dans la passoire pour un ultime nettoyage. Je les laisse ensuite sécher sur un sopalin et 24 heures plus tard, elles sont prêtes à être placées dans les petits sachets fabriqués en récupérant et découpant des enveloppes publicitaires.



Comme j'ai évidemment planté plusieurs espèces, la difficulté consiste à ne pas les mélanger. Rien ne ressemble plus à une graine de tomate qu'une autre, même si avec  un peu de pratique, j'ai remarqué que les graines de tomates noires étaient plutôt vertes et celles de tomates rouges. Mais il y a aussi les tomates cerises, les tomates ananas... Vous m'avez comprise. Je place donc généralement le sachet correspondant sur la petite piscine personnelle des graines, pendant qu'elles font trempette. Plus fiable que ma mémoire !

Tomate noire, à point pour la consommation