28/04/2013

La co-économie s'invite au potager


Partage des biens et ressources, consommation collective sont plus que jamais au goût du jour avec la crise et popularisés par l'excellent ouvrage d'Anne-Sophie Novel, vive la co-révolution. Individuels ou partagés, choyés sur un bout de jardin, un balcon ou même un rebord de fenêtre, les potagers participent activement à cette nouvelle culture de l'échange. Petit tour d'horizon des possibilités offertes aux urbainculteurs pour optimiser leurs ressources entre eux.

Bourses de graines. La graine. Tout part d'elle. Sans semences, pas de plantes et pas de récolte. Au point qu'elle est devenue un enjeu politique. Pour garder la main sur ses semences, rendez-vous sur graines de troc, qui vous met en contact avec d'autres jardiniers pour échanger des graines. Des bourses d'échanges de graines sont parfois organisées également IRL par des citoyens ou des organisations. A Paris, prends en de la graine organise depuis trois ans une bourse d'échange qui s'étale sur un week-end au printemps. Certaines bourses locales sont répertoriées sur graine de troc.

Partager une récolte ou échanger des plants. Cette année, vous croulez sous les courgettes mais vos tomates boudent. Peut-être que pas très loin de vous, d'autres jardiniers seront heureux de croquer dans votre surplus et de vous offrir en échange quelques fruits provenant de leurs plants de tomates qui croulent sous leur production. Plant catching, le potiron, nos jardins ou encore ybeche et se proposent de mettre les velléitaires en relation. Même s'il faudra peut-être encore un peu de temps pour que la densification des inscrits permette des échanges efficaces.


Les mains dans la terre d'un autre et des légumes pour tous. Vous n'avez pas de jardin ou celui-ci est trop petit pour y nicher un potager. Mais peut-être que l'une de vos voisines, trop âgée pour entretenir son luxuriant potager, peut vous en ouvrir les grilles contre une partie des récoltes que vous obtiendrez. Vous pouvez chercher des annonces ou placer la vôtre sur prêter son jardin, je partage mon jardin ou encore plantez chez nous, qui dispense également des conseils de jardinage.

Voici quelques pistes pour pratiquer l'économie du partage au potager. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à vous manifester.

22/04/2013

Virginie Dulucq, la terre est avec elle


Pour fêter cette journée mondiale de la Terre, un petit clin d'oeil à Virginie Dulucq, bien occupée en ce mois d'avril, avec les plantations de deux projets qu'elle a lancés en Seine St Denis et dans le Val de Marne.


Récompensée par le prix ville de demain CréaRif entreprendre autrement, cette urbaniste de 33 ans tente avec son projet Urbagri de transformer des friches industrielles et urbaines en de luxuriants potagers, dont les légumes permettront à la population locale de consommer des produits frais sans coup de griffe dans leur budget.

Sur le site de l'Express, cette entrepreneuse sociale fille d'agriculteurs raconte elle-même où elle veut en venir : circuits courts et alimentation saine, mais aussi emploi et lien social. On reprendra bien une petite tomate pour le dessert avec elle.

19/04/2013

Angélique nettoyant visage « lush like »


Lors d'un voyage à Londres en 2012, j'avais craqué pour le très agréable nettoyant gommant pour le visage de Lush, ange à fleur de peau. Très inhabituel chez moi, puisque fabriquant beaucoup de produits cosmétiques, j'en achète finalement assez peu. Mais après quelques essais très frustrants de fabrication d'un nettoyant gommant pour le visage, je me suis dit que j'allais bien réussir à disséquer celui-ci pour fabriquer quelque chose d'approchant.

Sauf que bien que n'étant pas une inconditionnelle des produits Lush, je me suis bien habituée à celui-ci. Au point d'écumer les points de vente parisiens pour m'en racheter un pot l'hiver dernier. Las : rupture de stock de la pâte magique des anges. Et comme je ne parvenais pas à en deviner les proportions uniquement avec la composition,  j'ai écumé le web pour essayer de dénicher une recette. En m'inspirant de la formule proposée par l'antre de Saphirre et de celle du blog de Sauge, j'ai fabriqué deux versions du produit. La seconde, dont je vous livre la recette est un peu plus chargée en argile et donne un peu moins l'impression de pâte d'amande qui ne correspond pas tant que ça à la pâte nettoyante ange à fleur de peau. Mais surtout, le plus important : le produit est efficace et très agréable d'utilisation.

1ère version: un peu pâte d'amande, bien que non comestible.

Proportions


3 cuillerées à soupe de Poudre d'amande
2 cuillerées à café d'Argile blanche
1/4 cuillerée à café de poudre de spiruline
1/2 cuillerée à café d'eau
1 cuillerée à café de glycérine
1/2 cuillerée à café de fleurs de lavande
5 gouttes d'HE de camomille
5 gouttes d'HE lavande
5 gouttes d'absolue de benjoin
Quelques gouttes de Vitamine E et d'EPP

2ème version: plus lisse. J'ai eu la main plus lourde sur la spiruline, d'où la couleur. Mais j'adore ce produit
Mode opératoire
Se munir d'un pot d'environ 20ml, d'un bol, d'une cuillère à soupe, de quelques petites cuillères à café. Stériliser l'ensemble.
Mélanger l'argile, la poudre d'amande, les fleurs de lavande et la poudre de spiruline.
Y incorporer l'eau et la glycérine
Ajouter les HE, la vitamine E et l'EPP
Bien mélanger le tout
Transférer le mélange dans le pot et conserver au réfrigérateur

Pour celles qui ont envie de se lancer, mais n'ont pas encore fabriqué de cosmétiques maison, vous pouvez vous référer aux deux billets dans lesquels j'avais dégrossi le sujet l'été dernier, la cosméto maison, mode d'emploi, ainsi que son second volet

15/04/2013

Rangement créatif pour matériel de création




Si je je devais choisir un animal totem, ce serait certainement l'écureuil. J'entasse, j'entasse. Pour les loisirs créatifs, c'est pire que tout. Dès qu'une boîte de peinture, de perles ou une bouteille de paillettes violettes me fait de l'oeil, je craque ! Résultat, tous mes trésors étaient entassés dans des sacs et des trousses de fortune et je n'avais jamais la bonne chaînette ou le pinceau qu'il fallait sous la main. Mais depuis que je me suis fabriqué ce pseudo meuble en carton, ça va beaucoup mieux. Non seulement je sais où se trouvent mes boîtes de perle, mais en plus c'est depuis mes propres étagères que les plumes, rubans et peintures me font la danse du ventre. M'incitant à les utiliser, plutôt qu'à en acheter de nouveaux !



La méthodologie est toute simple pour fabriquer ce petit rangement. Il n'y a même pas besoin de tuto. Il suffit d'empiler trois cagettes en carton identiques sur une plaque de carton découpée en arc de cercle, qui fait office de support. Puis de peindre les cagettes dans des couleurs qui s'intègrent dans votre intérieur ou vous chatouillent gentiment les prunelles et... votre petit démon créatif. J'avais prévu de fixer les boîtes entre elles, de rajouter une deuxième couche de peinture acrylique et un ruban adhésif violet attend sur une étagère pour les finitions. Mais en attendant, le poids des fourniture offre une stabilité tout à fait tolérable à l'ensemble.

11/04/2013

Le TAJ, nouveau temple de l'artisanat made in France


A quelques enjambées du palais Garnier, une boutique vend exclusivement des produits fabriqués en France depuis janvier 2013. Petite visite de charme sur un fond de fierté nationale.


La devanture sombre joue la carte de la sobre élégance. Mais dès que l'on pousse la porte, on est plongée dans un univers feutré et cosy et on se demande quelle étagère examiner, renifler ou goûter en premier. L'ensemble allie avec brio une touche de « shop around the corner », la petite boutique du coin de la rue chère à Ernst Lubitsch et le « concept store » avoué par la créatrice Béatrice Le Chevalier, qui voit bien son bébé faire des petits. Non seulement dans les autres points clés de la capitale, mais pourquoi pas à Shanghai, Tokyo... New-York peut-être, le cousin d'Amérique ayant toujours eu un faible pour ce qui vient de la douce France.



Au Taj -nommé d'après les initiales des (vrais) enfants de  la créatrice et non par référence à l'emblème architectural de l'Inde- pas question d'atelier clandestin, de délocalisation et de compressions des coûts. Au Taj, on trouve des produits fabriqués sur le sol français, par des artisans excellant dans leur spécialité. Originalité voire unicité, le petit espace accueille aussi bien de petites pochettes de senteur ornées de dentelles de Calais ou un peignoir pour bébé, que des trésors comestibles comme un bon vieil armagnac de Ravignan ou une huile d'olive aux truffes.



Outre le rapport qualité-prix (pas de tarifs attrape-touriste ou de luxe tapageur au programme), l'exigence de la maman du TAJ est que derrière chaque produit se niche "une tradition, un savoir-faire et une histoire" : La recette des macarons remonte au XIXème siècle et les pommes et les roses qui parfument le thé Marie-Antoinette de Nina's Paris proviennent des jardins du château de Versailles. mes copines Australiennes, British et Américaines, vont adorer. Yes we can.... Nous aussi.


Vous pouvez faire un petit tour au TAJ Paris 13 rue de l'Echelle, 75001 Paris, mais aussi retrouver la boutique sur son  site de vente, sa page facebook ou son twitter.

(Crédits photo: www.darepixel.com et Boban Terzic)

04/04/2013

Le potager urbain pour les nul(le)s


Cultiver son potager, surtout si l'on est en ville et même si on n'a pas de jardin, c'est top tendance. Et top compréhensible. Il suffit de regarder le prix des légumes sur les rayons de la grande distribution pour être pris d'une forte envie de mettre les mains dans la tourbe et d'y déposer de précieuses graines. C'est ainsi que les maraîchers amateurs se multiplient depuis quelques années en milieu urbain, à travers le simple plan de tomates cerises en pot accroché sur un rebord de fenêtre, jusqu'à la véritable fermette urbaine, qui troque, partage ou monnaie sa production.

Ainsi que je l'ai confié dans un billet précédent, j'adhère avec enthousiasme depuis trois ou quatre ans à cette
Les tomates (dans le bac noir) sont plus rapides que  les poivrons (en haut à droite)
révolution verte urbaine et je fais partie (très modestement) des apprentis urbainculteurs. Mais comme je suis partie de très loin, il m'a fallu apprendre. Quelques pistes pour réussir ses cultures, façon potager pour les nul(le)s.

Mes sources d'infos pour réussir mes cultures sont évidemment en grande partie sur la toile, mais il ne faut pas négliger les bouquins. L'un de ceux que j'utilise (trouvé dans les bacs de recyclage papier de mon entreprise, très économique) est Du balcon à l'assiette, un excellent guide de Kathryn Hawkins. Je feuillette parfois un ouvrage traditionnel, le grand guide du potager de John Seymour, que j'ai trouvé en solde sur un marché et que l'on peut se se procurer en ebook gratuit. Cette formule se répand puisqu'un autre ebook consacré au potage riche en conseils, le manuel du jardinier sans moyen, circule sur la toile en PDF.

Plus fréquemment je consulte des sites tels que le potager facile, pour les calendriers et associations et je visite régulièrement le site au jardin info, qui possède de bonnes fiches sur les légumes, mais aussi Rustica. Je suis également l'émission diffusée sur Ushuaïa TV, Garden Party.

Le premier plan de courgettes se penche vers la lumière, alors que la roquette est partie à fond. Sous la mini serre, le basilic commence à pointer, alors que dans le bac vert, les premières pousses d'épinard ont fait leur apparition.

Je me promène suis également avec un grand intérêt des blogs de jardiniers aguerris. Reptily family est une bonne source d'inspiration et de longue date puisque le blog remonte à un autre siècle. Ecolo-bio-nature offre d'autant plus d'infos qu'il est tenu par l'auteur de livres de jardinage. Grâce à un commentaire sur les vergers, j'ai découvert mon potager urbain, le blog photos d'un maraîcher des toits qui a réussi à créer une végétation luxuriante aux légumes abondants. A vrai dire, je suis un peu jalouse, parce que jusqu'à présent, même en pleine terre, je n'ai pas encore eu des résultats aussi spectaculaires. Bientôt, peut-être...


01/04/2013

Trois initiatives citoyennes qui donnent envie d'y croire


Pour finir ce glacial week-end pascal et lancer sur une note d'optimisme la semaine du développement durable, voici trois initiatives citoyennes qui donnent la pêche pour supporter encore quelques jours la visite à migraine de monsieur l'hiver.

Les boîtes à lire. C'est à la belle ville de Bordeaux (OK je confesse, la moitié de ma famille en est originaire et je ne suis pas objective) que nous devons cette généreuse invention. La première boîte est apparue en 2010 à l'initiative de l'association Bordeaux 5 de cœur, soutenue par la ville. Le principe est simple: Des boîtes ont été disposées dans des lieux publics de la ville, ceux qui le souhaitent y déposent les ouvrages qu'ils souhaitent faire circuler. Les lecteurs s'y servent comme à la bibliothèque et remettent le bouquin une fois lu... Et... si, ça fonctionne.

Carrot mob. Le boycott inversé, vous connaissez ? Non ? Pas grave, le mouvement Carrot mob a tout prévu. Ainsi  que leur nom l'indique, les opérations carrot mob manient la carotte et non le bâton et consistent à orienter le consommateur vers un commerçant qui a décidé de prendre un engagement écologique ou en faveur du développement durable. "Votez avec votre argent" propose ce mouvement original né Outre-Atlantique et qui mérite de se développer.

Trois petits pois. Co-gérant de l'épicerie où vous achetez vos provisions, ça vous dit? C'est l'initiative originale d'un groupe de Lyonnais avec trois petits pois -micro-magasin géré en coopérative et s'approvisionnant en produits bios chez les producteurs locaux - depuis trois ans à Lyon. Le succès aidant, les petits pois tentent aujourd'hui de s'agrandir. « Un p'tit pois pour mois, un grand pas pour l'humanité », annonce le slogan. En toute simplicité.