28/11/2017

Et si on offrait des jeux écocitoyens pour Noël


C’est bientôt Noël et les écosensibles se tournent volontiers vers des cadeaux faits-main et des emballages réutilisables. Autre alternative pour toucher la conscience de la jeunesse: leur offrir un jeu coopératif conçu par des citoyens engagés, encourageant ainsi petits et grands à l’éco-responsabilité comme à la coopération. Je vous en présente trois, rencontrés à l'automne dans les allées d'Alternatiba Paris.



Terrabilis propose à chaque ado de se glisser dans la peau d’un chef d’état. La première version  de ce jeu inventé par le dynamique Sylvain Hatesse avait été présentée sur les Vergers en 2013 ans. Plus compacte et tonique, la nouvelle version conserve l’objectif de son créateur « rendre le sujet du développement durable aussi facile d’accès qu’une simple partie de Monopoly », mais a choisi de s’adresser plus spécifiquement aux adolescents. Le jeune joueur assume le rôle d’un élu à la tête d’un pays, qui dispose de ressources naturelles et sociales, d’énergie et d’argent. Pour ne pas épuiser ses ressources, chaque joueur doit non seulement prendre les bonnes décisions, mais parfois coopérer avec les autres. Une véritable leçon de citoyenneté. La réaction des jeunes joueurs parle toute seule dans la vidéo ci-dessous.
Durée d’une partie : 45 à 80 minutes, 2 à 12 joueurs.
Acheter le jeu pour 35€




Otokonia remet l’humain au centre des priorités. Ce jeu de plateau emmène les jeunes et moins jeunes joueurs à la rencontre de peuplades autochtones, dont ils doivent découvrir les cultures et comprendre le mode de vie, pour mieux réunir leurs forces, activer les savoirs traditionnels des peuples et les sauver de menaces telles que la destruction des forêts, le changement climatique ou encore la biopiraterie. La Fondation France Libertés, l’association Les petits citoyens et la Fédération Léo Lagrange sont à l’origine de ce jeu vertueux et original, pour lequel un site internet propose des contenus multimédias complémentaires.
Durée d’une partie : 30 à 60 minutes.
Acheter le jeu pour 42€



Ludobio, la boîte à malices. Ludobio est une malette pédagogique contenant cinq jeux, dont l’objectif est de permettre aux enfants dès six ans de découvrir l’agriculture biologique. Conçus par l’association bio-consommacteurs, les jeux permettent notamment de faire le lien du champ à l’assiette, connaître les saisons de récolte des légumes et fruits ou encore comprendre les différentes familles alimentaires pour composer un repas équilibré.
Acheter la mallette pour 40 €.

12/11/2017

Graapz, la nouvelle astuce anti gaspillage alimentaire


Les rencontres réseautage et papotages de la Maison des Acteurs du Paris Durable, vous connaissez ? C’est plutôt cool. Une fois tous les deux mois, une joyeuse assemblée se retrouve à la MAPD pour un apéro en auberge espagnole (chacun apporte un truc à boire ou à manger) et on écoute les « pitcheurs », alias porteurs de projets à impact écologique qui ont chacun une minute pour pitcher (lancer en français) leur projet. On découvre des tas d’initiatives solidaires et écolos et on peut même discuter avec les pitcheurs ensuite, s’ils ne sont pas trop demandés.




C’est par ce biais que j’ai fait connaissance avec Alexandre Durand et son projet Graapz, qui m’avait immédiatement séduite. Le gaspillage alimentaire, c’est vraiment un truc qui me fait bondir et j’ai déjà consacré plusieurs billets à ceux qui luttent contre ce fléau comme Disco soupe, le chaînon manquant et Optimiam. Lancé en juillet 2017, Graapz s’inscrit sur un nouveau créneau. La start up propose aux commerçants de proximité de sauver de la benne, des fruits et légumes qui ne peuvent plus être placés en rayon en les revendant sur sa plate-forme, via un système de paniers à prix modique. Pour seulement 20€, un consommateur peut souscrire un abonnement de quatre semaines auprès d’un comptoir/commerçant et recevoir un panier de 3kg de fruits légumes chaque semaine. soit 5€ le panier. « Les commerçants sont réceptifs parce qu’on apporte une solution à un problème qu’ils rencontrent, explique Alexandre. Cela leur permet de gagner en visibilité et de générer un complément de chiffre d’affaire. »




L’idée est née alors qu’Alexandre poursuivait ses études scientifiques au Québec, avec le projet d'investir son écosensibilité dans une carrière de chercheur. Au Canada, il a découvert l’étendue du gaspillage alimentaire par le biais des « dumpsters », qui glanaient des trésors dans les énormes containers poubelle. Le jeune Français était prêt à lancer le projet de l’autre côte de l’Atlantique, lorsqu’en février 2016, sous l’impulsion d’Arash Derambarsh la loi contre le gaspillage alimentaire est passée en France :  « J’ai vu que tout un écosystème se mettait en place et je me suis dit que c’était une opportunité énorme, confie Alexandre. Je ne suis jamais retourné à Montréal.



C’est donc dans son pays, devenu pionnier en matière de législation dans ce domaine que l’étudiant est devenu entrepreneur et non chercheur. Sept comptoirs GRAAPZ dans Paris et sa proche banlieue peuvent actuellement distribuer une soixantaine de paniers. Fier d’annoncer sur le site que 2571 kilos de fruits et légumes ont déjà été sauvés (le 12 novembre 2027), Alexandre espère doubler le nombre de comptoirs d’ici à la fin de l’année, grâce aux trois nouveaux collègues qui sont venus renforcer son équipe. En 2018, l’entrepreneur aimerait implanter sa start up lauréate du concours d’idées Paris Saclay, à Lille. Et plus tard à Bordeaux, Lyon, puis Toulouse. Le point faible, assumé, du projet pour l’instant est que les fruits et légumes récupérés ne sont pas forcément bios et locaux :  « je fournis un service écoresponsable », précise l’entrepreneur qui prévoit cependant de développer son offre de ce côté-là, conscient que les consommateurs sensibles au gaspillage alimentaire peuvent également l'être au bio et au local. 

22/10/2017

Une rencontre des groupes locaux colibris vécue de l’intérieur


Le week-end dernier, j’ai passé trois jours passionnants aux abbatiales du Bono dans le Morbihan, pour la rencontre réseau nationale des Groupes Locaux Colibris. En compagnie d'Eric, je représentais le GL Saint Maur, lancé avec Florence en 2016. Je vous raconte.



Une rencontre réseau, kezako ? Elles consistent à réunir des membres des cercles cœur des Groupes Locaux Colibris qui se sont formés en France, Belgique et Suisse. Ces rencontres ont lieu deux fois par an et existent depuis 2012. La première ne réunissait qu’une quinzaine de personnes. Mais à Bono entre le 13 et le 15 octobre 2017, nous étions 75, issus des cercles cœur (petit groupe de personnes qui pilotent le GL et font la liaison avec l'association Colibris) de 25 Groupes Locaux (sur les 180 existant). Un record pour ce type de rencontres.



Mais d’abord à quoi ça sert ? A se balader en bord de mer avec d’autres colibris… Non sérieusement, c’est utile pour plein de raisons. Pour rencontrer d’autres colibris membres des cercles cœurs dans leur Groupe Local évidemment et échanger avec eux sur nos pratiques respectives. Mais aussi pour mieux connaître l’équipe opérationnelle, c’est à dire ceux dont c’est le job de gérer l’association et qui ne sont pas bénévoles comme les colibris (cercle cœur ou non) des GL.


Et… On y fait quoi ? Plein de trucs supers ennuyeux qui demandent un max de concentration… Naaaaaan! L’équipe opérationnelle qui organise le week-end est super attentive à joindre l’utile à l’agréable, l’efficace au ludique. Et fait en sorte que le programme soit à la fois nourrissant et pas trop lourd, pour nous laisser le temps d’échanger entre nous de façon informelle, de souffler… Et d’aller se balader en bord de mer. Si, si c’est vrai. C’était même un atelier sur le thème lâcher le mental. Il y avait d’ailleurs quatre thèmes pour les nombreux ateliers proposés (et parfois animés) par des membres : Des accélérateurs de projets (un participant présente une problématique, les autres cherchent des solutions), symbioses coopératives (un participant partage un procédé qui fonctionne avec les autres). Le dernier thème était un atelier unique et s’appelait « choisir c’est… renoncer »… J’ai voulu tester et... Horreur, je me suis retrouvée enfermée dans un octogone et cernée par les différentes tâches à accomplir au sein d'un cercle cœur, sous formes d'affiches géantes. Je ne vous raconte pas le stress…. Ces MO (1), ils ne reculent devant rien, c'est pire que Fort Boyard ou Koh Lanta. Mais bizarrement depuis cet atelier, je me sens beaucoup plus légère et ma culpabilité de ne jamais en faire assez s'est dissipée.


Alors, en résumé c’était comment ? Géniaaaal ! Exactement comme ce que m’avaient raconté d’autres Colibris, qui avaient assisté à ces rencontres bien avant moi et étaient revenus débordants d’énergie et d'enthousiasme. Sérieusement, j'ai le sentiment d'avoir partagé des instants privilégiés avec tous ces colibris, qui font leur part chacun à leur façon. Je me sens moins isolée et en décalage avec ma réalité quotidienne. Je reviens avec des outils pratiques et des idées à appliquer à Saint Maur 94, notre GL et en plus, Pierre Rabhi a fait une apparition surprise.


Pratique. Si vous faites partie d'un Groupe Local Colibris, vous savez déjà (presque) tout. Si ce n'est pas le cas et que l'idée vous séduit, vous pouvez découvrir sur cette carte (en reconstruction) s'il existe un GL près le chez vous. Dans le cas contraire, vous pourrez peut-être le créer si d'autres personnes ont la même envie que vous sur votre territoire. Découvrez les basiques de la création d'un GL.

(1) Méchants Organisateurs

05/10/2017

À Alternatiba, je me suis enflammée pour Solar-Brother

Le week-end dernier, j’ai profité du passage du village Alternatiba, place de la bataille de Stalingrad à Paris, pour flâner autour des stands. J’ai découvert quelques perles de l’upcycling postées sur l’instagram des Vergers, une association voisine qui prend soin des forêts, un chocolat équitable au lait de coco, des jeux de société dont je reparlerai plus tard et deux inventions solaires primés aux concours Lépine 2017.


La brindille qui s’enflamme grâce à la réflexion de la lumière solaire sur une surface adéquate, ça fait toujours son petit effet. Un détail qui n'a pas échappé à Gilles Gallo, qui en multipliant ces petites démonstrations dans les allées du village a attiré une foule de curieux sur son stand de cuiseurs et allumeurs solaires. SunCase, le briquet malin qu'il actionnait, comporte deux petits panneaux capteurs, qui se rabattent sur un briquet réel standard… Oui, parce qu’aux dernières nouvelles, le soleil ne brille pas "H 24". Le gadget est assez fiable et séduisant pour avoir convaincu les boutiques Nature et découvertes qui l'accueilleront sur leurs étagères à partir de mars 2018, tout comme l'autre invention phare de ce Géo Trouvetou du solaire: le suiseur easycook.


Sur son stand bondé, l'inventeur passionné présentait également ce cuiseur solaire propre et ultraléger. Si vous rêvez de grandes balades dans la nature, entrecoupées par un repas chaud sans trimbaler de bonbonne de gaz, l'easycook ne pèse que 600 grammes et tient dans un petit sac à dos. Un mètre carré de panneaux à base d’aluminium s’ouvrent en corolle autour d’un cuiseur de couleur noire (qu’il faut quand même porter jusqu'au sommet de la montagne), posé sur une petite grille. Si le cuiseur ne peut s’utiliser que le jour et en présence du soleil, il ne risque pas de tomber en panne et ses réserves énergétiques sont inépuisables. Appréciable pour les campeurs au long court. Bonus supplémentaire: il n'y a pas de fumée. A défaut d’avoir moi-même testé cette merveille, j’ai discuté avec des utilisateurs qui m’ont affirmé avoir cuit aisément des aliments grâce à l’astucieuse invention.




Pratique. Vous pouvez retrouver le briquet Suncase et toute la gamme de cuiseurs, barbecues et fours solaires  Solar-Brother, la nouvelle marque de Gilles Gallo et les commander sur leur site. Vous pouvez également les suivre sur facebook, youtube et instagram.

10/09/2017

Avec Rrraw, le chocolat cru s'invite au coeur de Paris

Si le cacao vous fait fondre, il existe un nouveau paradis pour vous à Paris:  la cacao factory, temple de la marque Rrraw et de ses chocolats crus. A la veille de l’ouverture officielle le 2 septembre, j’ai eu la chance d’effectuer une petite visite de la cacao factory,  guidée par son fondateur Frédéric Marr. 


Lorsque l’on pousse la porte de la cacao factory, la vue comme l’odorat sont titillées de mille façons. La décoration rappelle la jungle, univers dans lequel se développent, alors que sur les présentoirs, la vingtaine de références de la marque attendent les gourmands sur un lit de fèves semblables à celles avec lesquelles ils sont préparées. A travers la vitre et également depuis l’extérieur, on voit les meules tourner en charriant l’onctueux liquide.


« C’est en voyant un chamane travailler la fève de cacao pour une préparation énergisante au Pérou que l’idée m'est venue », révèle Frédéric Marr, qui a longtemps oeuvré dans l’agro-alimentaire et s’était spécialisé dans les produits novateurs. « Je n’aimais pas le chocolat, mais j’adorais la fève », précise le fondateur de Rrraw, dont la curiosité professionnelle a abouti à une entreprise en 2010.


Après sept ans à Montreuil, des produits vendus dans une centaine de boutiques et un succès grandissant, Frédéric Marr s’est décidé à offrir à Rrraw, une boutique/fabrique parisienne au cœur de Paris. Pour les puristes, le chocolat est bio, pour les intolérants, il n’y a ni gluten ni lactose. Et pour la facette éthique, Rrraw fait partie des firmes qui s’est engagée à reverser 1 % de son chiffre d’affaires à des associations, dans le cadre de 1% pour la planète.

En écoutant Frédéric Marr raconter sa passion, j’ouvre régulièrement le bec pour goûter aux diverses spécialités qu’il adapte à mes préférences : beaucoup de douceur, peu d’amertume. Le cacao cru se décline sur une palette de saveurs et se marie aux épices, au sel comme au sucre (de coco) ou encore aux produits de la ruche. Contrairement à ce que je croyais, il y en a vraiment pour tous les goûts.


Pratique. La cacao factory se trouve au 8 rue de Mulhouse, Paris 2ème et accueille les visiteurs du mercredi au samedi de 12h30 à 19h30, leur proposant des dégustations. Vous pouvez retrouvez la marque et son lieu dédié sur leurs réseaux sociaux, facebook, twitter, YouTube et instagram. Visitez également le site, pour suivre l’offre d’ateliers et visites de la fabrique qui seront prochainement organisés. Bientôt, les visiteurs pourront s’installer également le long d’un bar et faire une pause en sirotant une boisson cacaotée ou en dégustant une pâtisserie préparée avec le chocolat cru de Rrraw.

13/08/2017

Tout s'accélère ou comment ralentir avec Gilles Vernet

En me plongeant dans le livre Tout s'accélère, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je l’ai ouvert, parce que je l’ai reçu des éditions Eyrolles, que je n’avais pas vu l’éponyme Tout s’accélère, documentaire réalisé par l'auteur Gilles Vernet, mais que j’en avais entendu beaucoup de bien. Enfin, parce que le sujet m’intriguait. Et je n’ai pas été déçue.



Dans une « autre vie », Gilles Vernet était trader. Oui, un de ces mecs en costard sous les doigts desquels passent des millions de dollars dans la journée, qui marchent à l’adrénaline et sont accrocs à l’ivresse du billet vert, jusqu’au jour où... Oui, généralement quand ils écrivent des bouquins c’est qu’il y a eu un « jour où ». Celui de Gilles Vernet advint lorsqu’il apprit que sa mère était atteinte d’une maladie incurable. La prise de conscience que son mode de vie lui interdisait de l’accompagner dans ses derniers mois, a fait basculer l’ex-financier de l’autre côté du miroir… là où le temps prend le temps de s’écouler.
Pour d’autres, il peut s’agir d’un divorce, une goutte d'eau, un harcèlement de trop par une hiérarchie sous pression qui conduit à ce fameux burn out, maladie hautement virale du monde du travail dans notre civilisation occidentale.

En tournant les pages du volume que j’ai terminé en quelques jours (raté pour le slow reading), je me suis sentie incroyablement concernée et touchée par le témoignage de Gilles Vernet. Parce que même si je n’ai jamais été trader, ni dans une profession liée de près ou de loin à la finance, je suis également passée par ce moment, où il faut choisir la pilule bleue ou la rouge. En sachant qu’il y a rarement de ticket retour.
Mon expérience a été différente de celle de Gilles Vernet. Je ne brassais pas des millions, j’étais juste journaliste qui couvrait le sport pour un grand quotidien. Ce n’était pas le bagne, certes, je gagnais correctement ma vie mais rien à voir avec les primes des financiers. Ce que j’avais en commun avec eux : le stress, cette tension récurrente des bouclages quotidiens, qui sont devenus permanents avec l’avènement du journalisme 2.0. Jusqu’au moment où c’était soit stop, soit le gouffre.


En découvrant le regard de l'auteur -désormais instituteur à temps partiel- sur notre société, qu’il décrit un peu comme une formule 1 de la civilisation dépourvue de système de freinage, j’ai réalisé que cette crainte de décrocher du rythme infernal, cette sensation de ne pas être à la hauteur, pas assez performante, m’avait également rongée et que je n’en étais pas totalement libérée. Et que nous n’étions probablement pas les seuls, bien loin de là.

Alors, Si tout cela éveille quelque chose en vous, Tout s’accélère est peut-être un livre que vous aurez envie de poser sur votre table de chevet. Et d’ouvrir dans les rares soupirs que nous accordent nos vies de cavalcades permanentes. Après une préface de Nicolas Hulot qui fait mouche, la première partie de l’ouvrage se penche sur le rythme effréné de notre société et sa dépendance aux écrans, racontés à travers le parcours de l’auteur. La seconde est plus axée sur des premiers éléments de solutions, notamment grâce à une boîte aux multiples outils à tester sur soi pour essayer de vivre autrement. L'ensemble s'agrémente de multiples témoignages d'enfants, sages ou experts sur la thématique du temps. Un livre à lire, mais aussi à expérimenter.

(Editions Eyrolles, 14,90€)

16/07/2017

Promenade dans mon petit potager urbain

Cette année, je n’ai pas trop parlé de mon petit potager bio. Mais cela ne signifie pas qu’il n’existe plus. Il se porte même comme un charme, profitant de l’alternance entre pluies et grand soleil. Voici donc une petite galerie photo.





Les petits pois, miam! A force de les voir grimper partout depuis trois ans que j'ai commencé à les cultiver, je leur ai construit un tipi rien que pour eux cette année. Ils sont ravis. Je n’en ai jamais eu autant.












Un soupçon de Milpa. Depuis trois ans que je fais pousser du maïs, je l’associe aux haricots qui grimpent joyeusement sur les pieds, qui sont nettement plus grands que moi... OK, ce n'est pas exploit. En plus des poivrons à proximité, j’ai ajouté quelques salades aux pieds des maïs. Suites aux attaques incessantes des baveuses les années précédentes, la plupart de mes douces laitues ont poussé dans la serre, jusqu’à arborer de trop grosses feuilles pour les petites bouches voraces. Seule déception, les aubergines boudent et ne fleurissent pas, probablement affaiblies par les vagues de chaleur successives.















Farandole de tomates. Les premières tomates sont apparues et grossissent à toute vitesse. Au menu, stupice, noires, jaunes ananas, noires cerises, rouges cerises poires, et cerises « surprises » multicolores. Vous l’aurez compris, j’adore les tomates noires et les tomates cerises.



Poivrons bruns de l'association potagers gourmands à la ferme des trembles. De quelques graines de poivron brun échangées sur un stand Colibris-Incroyables Comestibles, ont résulté en 2016 les premiers poivrons que j'ai récoltés en partant de graines et non de plants achetés. Leur taux de germination est excellent et les plants sont vigoureux et productifs









Les concombres à l'assaut du potager. J'avais pourtant prévu un treillis plus large et plus haut que les années précédentes. Mais l'ensoleillement a permis à mes pieds de concombres de grimper à toute vitesse. Le treillis était dépassé début juillet, certains pieds se sont accrochés aux maïs voisins, d'autres grimpent dans la bignone. Et moi je récolte de délicieux concombres juteux et savoureux, comme quoi même sur une petite surface de 12 m2, on peut avoir de beaux résultats. Je n'attends plus que les premières courgettes qui se font désirer.

05/07/2017

Un grand bol de zénitude à la Fondation Good planet

La fondation Good Planet de Yann Arthus-Bertrand, ça vous dit quelque chose ? Vous avez probablement vu un ou plusieurs des célèbres films de son créateur. Vous ignoriez peut-être, en revanche, que la fondation avait désormais son lieu dédié. Et pas n’importe lequel, puisque c’est au domaine de Longchamp, au coeur du Bois de Boulogne, que l'association humaniste du magicien-photographe-cinéaste a fait son (beau) nid.


Le domaine n’est ouvert au public que depuis un mois et demi. Mais après quelques heures sur place, on doute que ce "secret" en reste un très longtemps. On s'y sent tellement bien. En ce dimanche de juillet, je passe les grilles avec Florence et Ghislaine, deux « colibricopines » du Groupe Local Saint-Maur. Nous sommes accueillies par deux hôtesses charmantes qui nous remettent des plans et nous présentent le programme de l’après-midi. Une discrète urne transparente dans laquelle on aperçoit quelques billets, rappelle que le prix de l’entrée est à la discrétion de chacun.

Comme il fait bon piquer une sieste les narines chatouillées par les aromates.

Nous débutons notre exploration par une pause méditation guidée. Une immense salle au parquet immaculé, bordé des baies ouvertes sur le parc, nous accueille. Difficile de croire que l’on est à Paris, à dix minutes de bus de la porte Maillot (en attendant la station vélib). La mairie n’aura pas besoin de délivrer des permis de végétaliser autour du château : le domaine est un écrin de verdure et un temple de biodiversité. Notre méditation nous permet de nous connecter avec nous-mêmes comme avec l'atmosphère des lieux et nous prépare à la suite de la visite. Sur les murs, des graphiques sur le bonheur dans le monde nous accompagnent, alors que nous découvrons les multiples salles équipées d’écrans géants, qui projettent en boucle les opus de Yann Arthus-Bertrand. Ainsi que le précise son site, Le domaine de Longchamp est « dédié à l’écologie et l’humanisme ». Le projet Human est au coeur du message.

Une petite rivière au pied des fruitiers. 

Nous nous posons ensuite dans un salon bibliothèque cosy et propice aux échanges pour assister à la conférence de Nicolas Tavernier sur son ouvrage Un village sous influence. Alors que celui-ci nous raconte quelques bribes de son expérience douloureuse de maire adjoint dans une petite commune, une surprise à l’emblématique moustache se glisse parmi nous: Yann Arthus-Bertrand en personne. Le maître des lieux se mêle au groupe et évoque très volontiers son nouveau bébé : «Lorsque j’ai parlé de ce lieu, personne ne croyait qu’il pourrait exister », affirme-t-il. Toujours à la recherche de mécènes pour permettre à ses rêves altruistes de prendre forme, le cinéaste annonce que 2500 enfants défavorisés viendront prochainement à la fondation, pour passer une journée au vert dédiée à l’agriculture durable et l’alimentation éco-responsable. Un pavillon de ce domaine "concédé pour 30 ans par la ville de Paris», précise son président, accueillera également en 2018 des cours de cuisine, dispensés par Alain Ducasse dans le cadre d’un projet autour de l’alimentation durable.

Le salon où l'on cause d'écologie, d'alimentation responsable ou du prochain film de Yann Arthus-Bertrand sur les femmes.

Après la conférence, un tour du domaine nous voit sillonner entre les expos photos thématiques disséminées dans les jardins, admirer le potager et le verger luxuriants, où les tomates et pommes grossissent sous les yeux curieux et gourmands des visiteurs. Nous reviendrons certainement, parce que nous n’avons pas tout vu, notamment la salle dédiée aux instruments de musique du monde.




Pratique. Le domaine se trouve au 1 carrefour de Longchamp, 75116 Paris. Il est ouvert au public du mercredi au dimanche. La journée du dimanche 8 juillet est consacrée aux abeilles. Si vous souhaitez venir avec vos enfants, des activités leur sont réservées. Si dans l'esprit Colibris, vous souhaitez faire votre part, vous pouvez également vous inscrire sur le site pour devenir good'bénévole, ou même proposer un événement.

Le "boss" dans son domaine.

11/06/2017

J’ai testé pour toi un atelier d'autohypnose

Le vendredi 9 juin, le magazine Fémininbio fêtait ses dix ans à la recyclerie avec une mini-foire de produits bio et des ateliers thématiques à gogo organisés par Bliss you: ayurveda, reiki, hypnose, pleins feux sur les thérapies douces et le développement personnel. Des trois ateliers auxquels j’ai participé dans l’après-midi, c’est l’autohypnose qui m’a le plus marquée. Je vous raconte.


Adrien nous accueille avec le sourire et la bienveillance de rigueur, mais aussi la note d’humour qui fait toute la différence. Nous sommes supposés apprendre à nous hypnotiser, un peu de détente ne nous fera pas de mal. Dès le début de l’atelier, J’apprends que je pratique depuis ma plus tendre enfance sans le savoir : en gros à chaque fois que l’on est absorbé dans un bon roman (quotidiennement en ce qui me concerne) ou dans un bon film, on est déjà dans une forme d’autohypnose. Sur ce, l’animateur demande si certains d’entre nous ont l’impression d’avoir trop de pensées… Mais comment a-t-il deviné ?

C'est le moment du premier exercice : nous devons fixer notre regard sur un point, très intensément. Puis, progressivement, prendre en compte d’autres repères proches du premier point dans notre champ de vision, et ensuite de plus en plus éloignés. Jusqu’à parvenir à la vision périphérique recherchée. Adrien nous demande alors d’essayer de penser à d’autres choses. Impossible, le flot des pensées est en vacances, ce qui est l’objectif recherché.


Adrien nous propose ensuite d’autres outils, comme de lier une intention de nous plonger dans un état d’hypnose avec un geste physique. On teste et ça fonctionne carrément. Pour finir, une petite anecdote destinée à ceux et celles qui ont essayé à multiple reprises et sans succès de s’hypnotiser, ou de méditer… Ou autre chose. Il paraît que selon les savants, les bébés tombent de 2 à 4000 fois avant de savoir marcher. Combien d’entre eux ont renoncé ? Vous avez compris ! Allez, c’est à vous maintenant.

Bilan : je suis trèèés déçue, parce que j’ai compris que je n’allais pas pouvoir m’hypnotiser pour ne manger que des céréales et des légumes frais et bannir à tout jamais le chocolat de mon alimentation….. Naaan sérieusement, cela fait des années que je médite (pas assez souvent) et que je pratique donc l’autohypnose (.. presque régulièrement). Mais je retire de cette atelier au moins une nouvelle technique efficace et facile à appliquer avec la vision périphérique.

Si l'expérience, vous tente, découvrez les options proposées par Adrien sur son site, son blog et sa page facebook.

28/05/2017

Savons naturels aux couleurs estivales faits maison

L’été est presque là, l'instant est idéal pour fabriquer la provision de savonnettes naturelles en saponification à froid, aux fragrances et teintes de saison. Voici donc la recette de cette série aux couleurs maritimes, qui donne envie de se prélasser sur une plage au bord de l’océan:



Recette
365 grammes d’huile d’olive
35 grammes de macérat de calendula
32 grammes d’huile d’abricot en surgras (9%)
32 grammes de lessive de soude
5 ml d’HE de citron
3 ml d’HE de basilic tropical
1 ml d’HE de lavande
1 ml d’He de petit grain

Mode opératoire. Je l’avais souligné lors de mes premières tentatives, la fabrication du savon peut s’avérer périlleuse avec la manipulation de la soude. Avec Sylvie, africa-blogueuse et ma tabouillo-copine, nous avons largement puisé dans les indications fournies sur la fiche pratique saponification à froid d’Aroma-zone.

Les savons sont en cure pour un mois, je ne les ai donc pas encore testés. Mais ils sentent divinement bon et pour l’instant, le basilic tropical domine. Comme souvent lorsque j’utilise cette huile dont l’odeur est très puissante. Vivement juin!

16/04/2017

La nouvelle cantine, fast ou slow à la carte

Cela fait bien longtemps que je n’avais pas testé une bonne petite adresse bio parisienne. Au menu aujourd’hui, la nouvelle cantine, 100 % bio et sans lactose, « noglu »  friendly. C'est parti!




Le lieu. Pas d’excursion interminable à des aunes de toute bouche de métro ou arrêt de bus pour aller y croquer des graines. La nouvelle cantine est centrale en plein sur les grands boulevards. Au premier niveau se trouve le comptoir avec la grande ardoise à l’arrière qui annonce les goûts et couleurs. Au dessus, une salle à manger cozy et accueillante permet d’installer son plateau, de déguster (et non de gober son assiette), et de s’attarder en papotant. C’est cela le plus par rapport à tous les « fastgood » qui se sont répandus dans la capitale et où les tables étroites et les chaises inconfortables crient à la micro-pause et à la portion consommée sur le pouce. A la nouvelle cantine, on mange de plus, dans de vraies assiettes, avec de vrais couverts.


L’assiette. Au comptoir, on sélectionne plusieurs saveurs à assortir dans une assiette : viande, poisson ou "veggie", accompagné de riz ou blé, d’un légume et d’une crudité. Les goûts sont variés, les épices douces et parfumées, la fraîcheur, prégnante. Mention spéciale aux energy balls, le dessert emblématique de la cantine, un concentré de graines et de fruits secs aux divines saveurs et à la texture croquante et fondante, dont cependant on regrette le prix maxi pour une taille mini.



Pratique. La nouvelle cantine se trouve au 25 boulevard Bonne Nouvelle, M° Bonne nouvelle. Vous pouvez les retrouver sur leur page facebook ou leur site et si vous êtes pressés, emporter ou vous faire livrer. Si vous avez loupé la pause déjeuner, vous pouvez également vous arrêter pour un apéro-planche entre amis.

02/04/2017

J’ai testé pour toi une formation à la sociocratie

Il y a quelques semaines, j’ai participé à une formation sur trois jours autour de la sociocratie, animée par Alterego avec l’association Colibris. Une étape supplémentaire pour participer au développement de groupes de citoyens dans une gouvernance qui s’éloigne du traditionnel système pyramidal. Je vous raconte.


Nous sommes 17 "passagers" pour cette immersion sur trois jours, présentée par Line et Yannis, nos deux formateurs sous la forme d’une croisière qui s’amuse. En dépit de l’approche ludique, le programme est chargé et dès le vendredi soir les premiers exercices nous sont proposés. Nous devons déjouer des pièges volontairement tendus par nos animateurs : hé oui, à force de vivre dans des systèmes hiérarchiques en forme de pyramide, nous sommes tous conditionnés à des degrés divers à la compétition et.. l’obéissance. Pour collaborer entre nous (et se révolter contre les méchants oppresseurs !), il faut détricoter les automatismes intégrés depuis l’enfance. Nous comprenons vite que la route sera longue.

Samedi matin, on nous dévoile la grosse application pratique du week end : c’est notre groupe qui est chargé de gérer la dernière ligne droite de l’organisation de la conférence qui se tient le soir même aux Grands Voisins et dont le thème est… évidemment la sociocratie. Ma première découverte est que contrairement aux idées reçues, il y a des chefs en sociocratie. La différence avec ceux que nous fréquentons aux quotidiens dans nos entreprises (ou… hum… à l’échelle de nos pays), est que les chefs en sociocratie prennent des décisions exécutives pour appliquer celles, stratégiques, qui sont prises par l’ensemble du groupe. Plus concrètement, pour organiser la logistique et la communication de notre conférence, nous nommons des chefs-coordinateurs, qui prendront les décisions immédiates sur le terrain, pour appliquer ce que nous aurons décidé ensemble auparavant. C’est trop compliqué ? Alors un exemple. Avec Miko, nous avons proposé un accueil-orientation pour tous les Colibris assistant à la conférence, à l’entrée des Grands Voisins. Oui, dans les Grands Voisins, il y a grand, très grand même. La proposition a été approuvée par le groupe mais durant la soirée, Erwan (chef communication) coordonne notre intervention et celle des autres stagiaires.


Dimanche matin, le réveil est dur, la (très longue) journée de samedi nous a épuisés. Mais un court métrage d'animation (vidéo ci dessous) nous redonne le sourire. Il nous reste deux étapes importantes dans  notre parcours d’apprentis "sociocrates". Le matin, nous réalisons une élection sans candidats. Au début j’étais carrément sceptique et je trouvais ça limite de bombarder à un poste, une personne qui n’a rien demandé. Mais les tours de parole, où chacun défend la personne qu’il préconise sur un poste donné, s’avèrent convaincants. L’après-midi est plus complexe. Nous sommes entraînés dans un jeu de rôle, pour expérimenter un processus de décision par consentement. Malheureusement le temps manque, la théorie l’emporte sur la pratique et nous n’allons pas au bout. Mais j’ai tout de même l’impression d’avoir intégré quelques-uns des modes de fonctionnement de la sociocratie, dont je ne connaissais que l’existence. Bilan positif pour ce week end et quelques belles rencontres en prime.

Aller plus loin. Découvrez les formations coopératives d’Alter-ego et les principes de la sociocratie. Enfin, si vous ne connaissez pas encore le mouvement Colibris, la nouvelle campagne le chant des Colibris est lancée. Vous pouvez signer l’appel ou participer à l'une des étapes de la tournée ou faire votre part comme moi au sein d'un groupe local.

12/03/2017

Quand j’arrête (vraiment) de me trouver nulle...

Me voici lancée, alors je continue ma série de chroniques de bouquins. J’ai de la chance, parce qu'en plus, je parle d’ouvrages dont j’ai rencontré les auteurs, ce qui offre une facette supplémentaire à la lecture. Cette semaine, zoom sur j’arrête de me trouver nul(le) et son auteur, Clotilde Poivilliers.


C’est dans le centre de presse de Roland-Garros que j’ai fait connaissance avec Clotilde il y a quelques années. Comme beaucoup de journalistes qui couvraient le tournoi, je subissais un stress énorme. Et les instants de calme étaient rares... Voire inexistants. L’espace où Clotilde pratiquait -pour ceux et celles qui le souhaitaient- une vingtaine de minutes de shiatsu avec ses mains magiques était une sorte de sanctuaire. Et me permettait chaque jour de me régénérer grâce à cette petite parenthèse de zénitude.



En 2010, j’avais découvert le premier bouquin de Clotilde, l’énergie corps-esprit pour vivre en harmonie et testé grâce à sa méthode, quelques manipulations d’auto shiatsu. Le mois dernier, j’ai ouvert son nouvel ouvrage : J’arrête de me trouver nul(le). Et j’ai décidé de jouer le jeu des trois semaines/21 jours pour changer : semaine 1 observation, semaine 2 déprogrammation, semaine 3 reprogrammation. Et franchement, non seulement je me suis bien amusée, mais la méthode fonctionne, ce qui est l’essentiel.

Bon OK, à la base, je ne me trouve pas/plus si nulle que ça... Enfin j'espère. Mais les expériences proposées boostent carrément l’estime de soi, la joie de vivre et l’enthousiasme pour croquer dans les projets. La méthode de Clotilde ne propose pas un outil central, mais une multitude. Le bouquin est facile à aborder avec sa présentation dynamique, qui comprend des graphiques, exergues et encadrés, mais aussi de petits exercices tous simples en fin de chapitre. L’approche est ludique et centrée sur le mieux-être, même si la déprogrammation oblige à bousculer nos vieilles habitudes et peut s'avérer un challenge.

Vive l’auto shiatsu et les mudras! Les pratiques d’auto shiatsu pour agir sur des méridiens avec un objectif précis, sont la partie du livre que j’ai préférée (2ème semaine). Idem pour les mudras, sorte de yoga des mains, que l’on met dans une position précise en prononçant une phrase correspondante, de préférence en pleine conscience ou en méditation. Pratiquant le yoga depuis 17 ans, ces outils résonnent profondément en moi.

Pratique. Vous pouvez découvrir J'arrête de me trouver nul(le) sur son site compagnon et suivre son actualité sur sa page facebook.

Crédit photo: Atalanta et site de l'ouvrage

26/02/2017

Découvrir la permaculture humaine avec Bernard Alonso


Je sais, je sais, je me suis faite rare depuis quelques mois... 
Mais bonne nouvelle, je reviens aux affaires avec quelques lectures que je souhaite partager. 
Et pour commencer avec ce manuel de permaculture signé Bernard Alonso, une belle ressource pour tous les francophones qui s’intéressent au sujet. Et plus particulièrement à la permaculture humaine, spécialité du Québécois.


C'est en 2013 que j’ai eu la chance de découvrir Bernard Alonso, grâce à un atelier conférence organisé par l’association Boucles de la Marne en transition, dans une salle comble de 80 personnes. Le discours du charismatique québécois m’avait bien remuée, entre son insistance sur l'importance du cerveau droit -boudé dans nos cultures- et son sobriquet favori pour notre système scolaire: "l'école des perroquets". C’est très volontiers que j’ai accepté de filmer le permatelier qu’il avait guidé en 2014 en région parisienne.

Trois ans plus tard, j’ai acheté ce livre lors de l’étape parisienne  de la tournée européenne de Bernard Alonso. Nous étions 350 à la mairie du 20ème arrondissement de Paris, symbole d’une prise de conscience et d’une recherche d’information dans le domaine de la permaculture de la part du public français.


Ce premier ouvrage signé Bernard Alonso est un peu à la permaculture humaine ce qu’est le manuel de Rob Hopkins à la transition. Le Québécois utilise d’ailleurs le terme de transition -vers un nouveau modèle de société respectueux des écosystèmes- de façon récurrente. Si vous ne connaissez rien ou pas grand-chose à la permaculture, ce manuel est une excellente façon de l’aborder. Si vous êtes déjà familier avec les pratiques, vous pourrez approfondir vos connaissances et utiliser l’ouvrage comme une véritable boîte à outils.


Dans Permaculture humaine, on apprend ainsi à jeter les bases d’un design étape par étape. On y découvre également le cycle de l’eau, les moyens de mieux soigner la terre et l’humain et les modes de production d'aliments les plus durables. La présentation du manuel, avec de nombreuses planches très lisibles, est particulièrement attractive et le rend plus facile d'utilisation. Il pourrait ainsi être abordé aisément en milieu scolaire.

Mon seul regret est que les neuf niches sur lesquelles se base Bernard Alonso pour aider ces stagiaires lors de ses PDC (cours de design certifié en permaculture) à trouver leur voie, ne soient pas décrites dans le manuel. Elles sont néanmoins accessibles dans des modules de formation vendus sur le site de l'UCIT.