15/03/2015

La permaculture s'invite dans mon jardin (épisode 2)

L'observation du mois de janvier et les jolis dessins, vous vous souvenez ? Le printemps approche et le moment des gros travaux est arrivé. Le 2ème dimanche de mars, les Zurbaculteurs sont passés par chez moi avec leur science en permaculture. Sous leurs râteaux et leurs sécateurs, mon potager a subi des transformations radicales.


Aggradation du sol. Ah le carré de pelouse de banlieue... Les enfants qui jouent au ballon, les barbecues entre potes le week end... Et ça piétine, ça piétine. Quant au bout d'une trentaine d'années de ce mode de vie, on se mêle de construire un petit potager sur un terrain d'agrément, on bosse beaucoup et on récolte peu. C'est alors que la grelinette rentre en jeu. Cet outil magique permet de faire respirer le sol sans endommager la micro vie dans la terre. Maintenant, je m'enfonce jusqu'aux chevilles sur un sol qui était aussi dur qu'une patinoire.
En plus, les branches taillées (voir paragraphe suivant) sont passées dans mon broyeur pour faire du BRF (Bois Raméal Fragmenté), qui a été mélangé à la couche supérieure du sol pour l'enrichir. La mauvaise nouvelle est que pour finir l'hiver, toute la surface a dû être protégée des derniers froids avec d'affreux cartons. Quand j'étais ado, je ne supportais pas d'entendre qu'il fallait souffrir pour être belle. Mais maintenant, j'explique sans scrupules à mon potager qu'il faut d'abord être moche pour devenir comestible.

Que la lumière soit. Sur le principe, moi j'aimais bien ma mini forêt d'émeraude. On se love dans un écrin de verdure, on a (presque) l'impression d'être au milieu de son petit bois personnel on fait comme si les voisins n'existaient pas.... Jusqu'à ce que le fumet de leurs sardines grillées viennent chatouiller nos narines... Mais si cette ambiance me convenait, mes tomates et mes aubergines râlaient un peu. Sans soleil, peu de légumes et souvent très très petits. J'ai donc sacrifié un peu de mon isolation pour le bien de mes légumes. Rendez-vous en juillet pour vérifier que ça valait le coup.



Les pommes qui comptent pas pour des prunes. Pour des raisons mythologiques bien compréhensibles, chez Atalanta on prend les pommes très au sérieux. Et le pommier a (presque) tous les droits. Quand il a commencé à pencher comme la tour de Pise, on n'a rien osé lui dire. Et quand il a fait mine de se coucher sur le potager, on lui a tout juste rogné quelques branches pour ne pas être obligée de faire la récolte des haricots en rampant.
Mais depuis l'intervention des Zurbas dans mon jardin, le pommier a retrouvé une forme plus... traditionnelle et place a été faite autour de lui pour qu'il s'épanouisse. Vivement les bonnes compotes et à bientôt pour les prochaines étapes du potager urbain: semis intérieurs, préparation de l'espace, etc.

3 commentaires:

planet addict a dit…

Je ne savais pas que tu t'étais mis à la permaculture, je vais aller voir ton premier article sur le champ!
J'ai beaucoup ri à ta phrase quand tu explique à ton portager :"'il faut d'abord être moche pour devenir comestible" :)
Il faut leur parler à ces petites bêtes, tu as bien raison!
Il y a quelques mois, j'ai fait un "jardin instantané", ou on recouvre ces horribles cartons par de la matière sèches que l'on mouille. Au mois, ça cachait le moche!

Bénédicte Vallat a dit…

pour rendre hommage a l'inventeur de la grelinette, mr grelin, je conseille plutôt ce site :
http://www.graines-grelin-grelinette.com/grelinette-grelin,fr,3,11.cfm

et c'est moins cher et plus costaud

Atalanta a dit…

@Planet Addict. Normalement, j'aurais dû recouvrir les cartons de BRF, mais il y en avait pas assez. Quant à la décomposition, il n'est pas tombé une goutte d'eau depuis le 8 mars, assez surprenant en région parisienne!

@Bénédicte. Merci pour le lien, Bénédicte. Si je veux m'en acheter une, je sais où aller maintenant.